Lundi 26 Juin 2017

Une après-midi avec La Belle et La Bête

Natasha, 5 ans et quelques mois, connaît déjà le conte "La Belle et La Bête", elle a vu et revu le DVD du  dessin animé, chef-d’œuvre des studios Disney, récompensé aux Oscars en 1991. Elle s'en souvient parfaitement et m'en raconte quelques passages, sur le chemin qui nous mène Quai Panhard et Levassor… où nous sommes invitées, elle et moi, pour une après-midi d’animations autour de la nouvelle version du film, que nous aurons la chance de voir en avant-première.

En immersion dans l’univers de Disney

Nous sommes accueillies chez Disney comme des VIP, une jeune-fille nous conduit dans une grande salle, magnifiquement décorée… Natasha, impressionnée, me serre la main un peu plus fort !
Garçons et filles se pressent autour des stands-ateliers qui mettent  ingénieusement en scène un détail du film.
Ici, des pétales de roses rouges qui jonchent le sol rappellent ceux de la terrible cloche de verre, du temps qui passe inexorablement pour la pauvre Bête  : dans un décor tendu de rouge, les enfants lancent en l’air, joyeusement, les pétales, on les photographie dans leur élan, le geste est difficile à fixer, on s’y reprend à deux, trois fois… les enfants recommencent, amusés.

Là, on fabrique une boule de neige, allusion au château de La Bête, enveloppé dans un hiver neigeux et glacé : une photo polaroïd toute fraîche du participant et une image du conte, décorée, coloriée, étoilée, glissées toutes deux sous le demi globe transparent par des petits doigts agiles, les flocons tourbillonnent, les visages s’illuminent.

Ici encore les enfants s’installent au milieu des livres, écoutent une histoire, comme La Belle, la seule fille du village à savoir lire, charmée par ses lectures, émerveillée par l’impressionnante bibliothèque de La Bête. Mais, là-bas, les petites filles font la queue et s’impatientent : maquillage de princesse, coiffure et diadème doré, elles deviennent La Belle,  le conte de fée devient réalité!

On peut aussi confectionner un collier de fleurs fraîches, celles qu’on offre à la Belle, bijou éphémère et parfumé.

Toutes ces émotions donnent faim ... un somptueux buffet superbement décoré nous transporte au grand bal qui réunit la Belle et son beau Prince, enfin délivré du sortilège, on se régale de gâteaux, de bonbons, de macarons et de pop-corn, Natasha adore,

de boissons multicolores, de meringues, de pâtes de fruits et de chocolats.

Le film …

Le moment de voir le film arrive enfin, encore un macaron, on s’essuie les mains et l’aventure commence.
Emma Watson est adorable, son papa, Maurice (Kevin Kline) bricoleur-inventeur sympathique, ressemble au Geppetto de Pinocchio, La Bête (Dan Stevens) nous émeut, Gaston (Luke Evans) est un grand benêt narcissique, son acolyte Le Fou (Josh Gad) est loufoque et un peu lâche, les décors sont superbes, les chansons, les chorégraphies, les animations fonctionnent à merveille. Les anachronismes sont nombreux et drôles. A noter pour les cinéphiles, les belles citations-hommages au film de Jean Cocteau. Une réussite pour Bill Condon, le réalisateur, comme pour les studios Disney, le succès est assuré.

… et le regard d’une petite fille

Natasha a eu peur, les loups dans la forêt sont effrayants, elle a bien ri aux facéties de la tasse à thé et aux bêtises la grosse armoire, elle a relevé toutes les différences avec la version qu’elle connaissait … et elle a beaucoup, beaucoup aimé !
Sur le chemin du retour, je veux savoir ce qui lui a plu par-dessus tout dans ce joli film, la réponse est vraiment étonnante: "Quand La Belle dit au Prince, je t’aimais mieux avec la barbe et qu’il lui répond par un petit grognement ".

Bravo Natasha, tu as tout compris !


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Agnès Krief
Agnès Krief

Passionnée de cinéma, curieuse de tout.

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