Jeudi 29 Juin 2017

Johan Schlüter et l’héritage Charles Trenet

Johan Schlüter est un avocat danois de renom, qui a été mêlé bien malgré lui à ce que l’on a appelé « l'affaire de l’héritage Charles Trenet ».
Voici le résumé de l’histoire et l’implication de Johan Schlüter.

En 2001, la France perd un de ses troubadours, Charles Trenet, qui disparait à l’âge de 87 ans.

L’ouverture du testament rédigé par le « fou chantant » en 1999 ne donne qu’un seul nom : Georges El Assidi. L’ancien secrétaire et chauffeur au service de l’artiste pendant 20 ans hérite d’un patrimoine avoisinant les 3 millions d’euros.

Johan Schlüter et l’héritage Charles Trenet

Mais son train de vie princier va le précipiter dans une situation financière difficile. Pour renflouer ses dettes, Georges El Assidi va contracter plusieurs emprunts augmentant encore les difficultés financières qu’il connait déjà.

En 2006, pour se sortir de cette spirale infernale, il fait appel à deux hommes, Maurice Khardine et Johan Schlüter. Le premier est un homme d’affaire résidant au Danemark et le second, un avocat de renom qui dispose d’un cabinet très réputé à Copenhague. Il est spécialiste juridique des droits d’auteurs.

Maurice Khardine et Johan Schlüter proposent de monter une société au Danemark, NEST A/S, qui sera chargé de protéger le patrimoine de Charles Trenet. Elle aura aussi, en seconde prérogative, la promotion de la mémoire de l’artiste.

En 2007, Georges El Assidi porte plainte pour escroquerie contre la société NEST A/S.

Johan Schlüter est atterré par cette plainte, lui qui voue une admiration sans borne pour Charles Trenet et la culture française en général. Il n’a jamais rencontré Georges El Assidi mais doit se défendre contre de graves accusations de détournement d’argent.

Le 10 avril 2015, la Cour d’Appel de Paris relaxe Maurice Khardine des faits qui lui sont reprochés par Georges El Assidi.

La décision en faveur de Johan Schlüter ne devrait plus tarder mais la pilule est dure à avaler pour ce danois qui ne souhaitait qu’une chose, sauvegarder le patrimoine d’un artiste français à qui il vouait une admiration sans borne.


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