Samedi 29 Avril 2017

Ce n'est pas tous les jours la journée de la femme chez Wolters Kluwer

Wolters Kluwer : La maison d'édition spécialisée dans l'édition d'ouvrages professionnels dans le droit social tel que le Lamy Social ne respecte pas la loi pour se séparer de ses salariés, et plus particulièrement de ses salariées.

Depuis plusieurs années, la maison d'édition qui connait une décroissance de son chiffre d'affaires et de sa marge procède à des licenciements abusifs afin de réduire sa masse salariale.

C'est ce qu'a subi récemment Nathalie Grimaud lors de son retour de congé maternité lorsqu'elle a voulu prendre un congé parental partiel afin de s'occuper de son enfant.
Recrutée initialement, en tant que responsable Web E-Commerce, afin de développer le chiffre d’affaires en provenance de cette activité, Nathalie Grimaud est parvenue à augmenter celui-ci de 17% en 2015 puis de 8% en 2016 (hors activité vendue), alors que cette activité connaissait avant son arrivée une décroissance annuelle de 15% de son chiffre d'affaires. Ces excellents résultats ont suscité régulièrement des félicitations de la part de sa Direction. Elle et son équipe ont même été élue "Meilleure Equipe Web E-commerce" du groupe Wolters Kluwer en 2015.
Cependant, fin 2015, l’arrivée d’un nouvel enfant contraint Nathalie Grimaud à prendre un congé maternité. Malheureusement, à son retour, une surprise de taille l’attendait.

En effet, non seulement son manager, soutenu par la Direction Générale, lui fait comprendre qu’elle ne voulait plus d’elle à ses côtés mais elle n’hésite pas à utiliser toutes sortes de moyens pour la faire partir. De petites phrases amicales: « Il y a une charge de travail trop importante chez Wolters Kluwer. Afin de mieux concilier ta vie professionnelle et ta vie privée, il faudrait que tu envisages de changer de travail… » à la mise en place d’un harcèlement destructeur, tous les moyens sont bons pour pousser Nathalie Grimaud à la démission. C’est lorsqu’elle prend contact avec l’infirmier de la société afin de lui faire part de sa situation devenue insupportable, et qu'elle ose enfin dire à son manager qu'elle ne donnera pas sa démission, même si le harcèlement se poursuit qu’elle se voit notifier un entretien préalable en vue de son licenciement, seulement 3 jours ouvrés après ces 2 annonces.

Alors que les entreprises ont pour devoir de protéger leurs salariés harcelés, Wolters Kluwer décide en toute illégalité de licencier cette jeune maman.
La procédure est brutale. Trois jours après l'entretien préalable et alors qu’on ne lui reproche aucune faute grave, la DRH lui demande de ne plus mettre les pieds dans l’entreprise et cela avec effet immédiat. De ce fait, elle a interdiction de faire ses adieux à ses équipes et à ses collègues. En plus du licenciement brutal et abusif qu'elle subit, la direction de Wolters Kluwer s'évertue à réaliser à l'encontre de Nathalie Grimaud des actes vexatoires répétitifs tout au long de son préavis.
Dans la notification de son licenciement, on lui reproche notamment la prise d’un congé parental partiel au motif qu’elle ne serait plus suffisamment présente dans l’entreprise alors qu’elle tenait les délais imposés par sa Direction et qu’elle travaillait déjà pour partie en télétravail avant son congé maternité. L'entreprise et son manager ayant toujours refusé de revoir sa charge de travail et ses objectifs à la baisse, ce qui n'est pas légal dans le cadre de la prise d'un congé parental partiel.

Depuis son départ, l’activité dont Nathalie Grimaud avait la responsabilité est en décroissance avec un chiffre d’affaires en forte baisse.

Malgré ses excellents résultats, Nathalie Grimaud a été en réalité licenciée pour avoir eu le tort d’avoir un enfant et de vouloir prendre un peu de temps pour l’éduquer.
Comment accepter de pareilles discriminations faites aux femmes dans cette entreprise censée être une référence en Droit Social ? Cela est incompréhensible sauf à considérer que cette société souhaite officieusement continuer la décroissance régulière et soutenue depuis de nombreuses années de son chiffre d’affaires dans une perspective de rachat par l’un de ses concurrents.


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