L’idée d’une « machine pensante » remonte déjà en 1820 avec Ada de Lovelace, une mathématicienne qui a imaginé un projet voisin de ce que nous appelons aujourd’hui un ordinateur.
Mais dans la technologie de l’époque n’en permet pas encore la construction. Les principes opératoires de l’ordinateur moderne ont été inventés par l’ Anglais Charles Bablage vers 1832 avec son calculateur automatique , « la machine analytique » qui reste malheureusement au stade de la théorie. Il y introduit d’abord les principes de programmation sur cartes perforées dont le premier programme a été écrit par son assistante Ada de Lovelace, puis les principes de lecture des résultats et de stockage des données dans une mémoire.
Mais les véritables innovations viennent à la fin des années 1930 avec l’Anglais Claude Shannon qui introduit les règles de l’algèbre booléenne de type binaire (1=circuit ouvert ; 0= circuit fermé) alliant les opérations arithmétiques et les opérations logiques . Shannon démontre ainsi qu’un calculateur peut traiter rapidement des données, et devenir par là même un « ordinateur ». Ce système de codage binaire permet de franchir un nouveau pas vers la mise au point du premier calculateur électronique : l’ ENIAC.
L’invention du transistor en 1947 va permettre l’ascension d’IBM à partir de 1959. La puce électronique ou microprocesseur a permis au premier micro-ordinateur de voir le jour en 1972 : le MICRAL qui est une invention française. Le micro-ordinateur se présente alors comme une machine à cheval entre la calculatrice très puissante et le dictionnaire. Depuis , il est devenu la clef de voûte de la vie économique et sociale de notre société moderne.

