Lundi 21 Aout 2017

La rétention du personnel : réveillez-vous

Au sein de l’entreprise, peu importe ce qu’on dira, le nerf de la guerre se situe définitivement dans les ressources humaines. Ce sont les hommes et les femmes qui composent le personnel qui amènent l’innovation, qui accomplissent les tâches primordiales à la génération des revenus et qui font vivre vos bureaux. Dans certaines villes où le chômage est relativement bas, comme par exemple Québec (et, dans une moindre mesure, certains secteurs économiques de Montréal), les gestionnaires se battent pour trouver un employé compétent et risquent de le perdre à l’intérieur d’un an ou deux. Dans les technologies de l’information, ce phénomène est particulièrement important et difficile à combattre.

Si vous oeuvrez dans le milieu de la dotation et de la gestion de personnel et que cette problématique vous affecte, continuez de lire cet article. Vous y découvrirez quelques notions de base sur les méthodes de rétention de personnel. Si vous ne les appliquez pas encore, un drapeau jaune devrait peut-être s’allumer dans votre esprit.

Rétention du personnel

La création d’une ambiance familiale de travail

Une équipe qui se crêpe le chignon ne résiste jamais bien longtemps, n’est-ce pas? Bien que vous ne puissiez pas tout à fait forcer les employés à s’aimer, il existe différentes méthodes pour faciliter le développement de belles relations ainsi que le plaisir des employés au travail. Dans certaines entreprises des TI, par exemple, la bière du vendredi après-midi est un rituel qui est très apprécié par l’équipe. Les achats d’une table de billard et d’une table de babyfoot peuvent sembler inutilement dispendieux à première vue, mais vous ferez vraiment plaisir aux gens, et c’est cela qui compte. Créer un rituel de 5 à 7 dans l’entreprise peut aussi aider les choses.

Le team building, une pratique trop souvent oubliée

C’est bien beau de se voir dans une ambiance de travail, mais pour tisser des liens encore plus solides, il faut aller chercher plus loin. Il existe des tonnes d’entreprises qui conçoivent des activités de team building à Montréal: pourquoi ne pas vous pencher un peu sur le sujet? Que ce soit par l’art, par les sports extérieurs ou par des formations un peu plus professionnelles, vous devez trouver une façon de placer votre équipe dans une situation inhabituelle. Les gens découvriront des aspects des autres qu’ils ne connaissaient pas et vous pourriez même trouver des leaders inespérés dans des personnalités généralement plus introverties!

Le développement des talents

Lorsqu’on commence un nouveau poste, on entre généralement dans une phase de lune de miel : on apprend beaucoup, on vit des tâches nouvelles et qui nous semblent alors stimulantes. Toutefois, les mois passent et cette époque est souvent assez vite révolue. Pour éviter que vos jeunes loups ne se sentent brimés par le poste qu’ils occupent, vous devez trouver une façon de les amener, progressivement, à avancer dans l’entreprise. Une promotion s’avère impossible car l’entreprise est trop petite? Déléguez certaines responsabilités, dans ce cas! Offrir une formation de qualité à ses employés est également un excellent moyen de les faire toujours  avancer. Ne sous-estimez pas l’impact négatif qu’a la stagnation sur le moral d’un être humain!

Et le prix, dans tout ça?

Il existe un réflexe, principalement chez les gestionnaires un peu plus âgés, mais qui se manifestera quand même chez les autres : pourquoi payer aussi cher? En effet, de telles pratiques de gestion des ressources humaines peuvent sembler très dangereuses pour la profitabilité d’une entreprise à court ou moyen terme. Pourtant, une statistique très troublante pourrait vous faire changer d’avis : l’Observatoire de gestion stratégique des ressources humaines, un organisme canadien, a déterminé que le coût de remplacement d’un seul employé équivalait à un montant entre 93% et 200% de son salaire… annuel! Vous pourriez payer plus de 100 000$ par personne quittant votre entreprise! Ce chiffre vous parait absurde? Différentes raisons peuvent pourtant l’expliquer :

  • Les coûts d’affichage de l’offre d’emploi : Plusieurs entreprises, pour offrir de la visibilité au poste, afficheront une offre sur différents sites payants d’emploi de leur province ou pays. Dans certains cas, on peut parler de plus de 1000$ de perdu.
  • Les coûts de « référence » : de plus en plus d’entreprises offrent une prime à leurs employés qui réfèrent quelqu’un pour un poste.
  • Le salaire des cadres RH : Certes, vous les auriez quand même payé pour faire d’autres tâches… mais lorsque le taux de rétention est mauvais, les gens des RH sont forcés de se casser la tête en permanence pour trouver de nouvelles personnes. Du temps qu’ils pourraient investir dans le développement d’activités pour la cohésion d’équipe, par exemple.
  • Le surtemps temporaire : Pendant que le poste est à combler, vous pourriez avoir à payer des gens pour qu’ils fassent des heures supplémentaires. Inutile de dire que les gens qui font du temps sup’ perdent de la productivité avec le temps.
  • Le temps de formation : Pendant les premières semaines, votre employé sera payé pour apprendre, sinon pour travailler au ralenti. Le cadre qui sera en charge de le former perdra lui aussi beaucoup de temps (payé) pour tenter de créer un travailleur fonctionnel. Dans le pire des cas, vous pourriez même perdre certains dossiers pour cause des premières erreurs de votre employé (dans le secteur des ventes, notamment, où l'expérience est primordiale).

La conclusion

En bref, il n’est pas nécessaire d’investir 15 000$ par employé par an pour favoriser son sentiment d’appartenance : il faut toutefois éviter de faire le radin lorsque vient le temps de rendre ses gens heureux. Libre à vous de ne pas y croire, mais tant pis si votre taux de rotation de personnel continue de battre des records!


Partager cet article

Commenter cet article