Vendredi 18 Aout 2017

Rose Bacot : Clarinettiste et conteuse au service du vivre ensemble

Il y a les contes et il y a la musique. Au confluent de ces deux mondes, Rose Bacot plonge son auditoire au cœur des racines de la personne humaine en reprenant avec sa clarinette la musique Klezmer (musique juive) et des contes juifs d’Europe de l’Est. Là où culture et religion se mêlent, c’est surtout l’humain qui ressort de ces histoires. L’enchevêtrement des notes et des mots fait naître un nouveau langage, « la clarinette conte », qui évoque les différences religieuses et culturelles comme un enrichissement.

Rose Bacot : Clarinettiste et conteuse au service du vivre ensemble

« La nature humaine, c’est ce que nous avons en commun. Avec ma clarinette, les contes, et les émotions qui en émanent, j’essaye de désamorcer la méconnaissance mutuelle », confie Rose Bacot. Spectatrice d’une société régie par

la peur de la différence, cette musicienne classique de confession chrétienne entend bien faire jaillir de la diversité, l’essence même de chaque individu et de chaque communauté, qui au lieu d’être craints doivent être appréciés pour leur caractère unique.

Deux instruments pour un récit unique

Ce fondement humaniste, elle le défend en mariant des contes d’auteurs (Bashevis Singer, Elie Wiesel, etc.), des contes traditionnels, ou encore des contes bibliques, avec les différentes sonorités qu’offre la clarinette Klezmer, qui raconte, elle aussi, tantôt gaie, tantôt mélancolique.

C’est d’abord la musique Klezmer qui l’a séduite, il y a maintenant une vingtaine d’années. Par respect et pour ne pas dénaturer des tonalités et une symbolique propres à la musique juive, Rose Bacot a mis un certain temps avant d’oser la jouer.

Rose Bacot : Clarinettiste et conteuse au service du vivre ensemble

Elle a commencé par retranscrire les partitions, pour la clarinette seule, tout en étudiant l’Histoire et la culture des juifs des pays de l’Est (ashkénazes) mais aussi du monde entier. C’est, touchée par cet ensemble, qu’elle a alors décidé de faire partager ses émotions, en racontant à la fois musicalement et verbalement ces histoires qui traversent les âges. « Si j’alterne le conte verbal et le conte musical, il y a bien un seul et unique récit avec ces deux voix», poursuit-elle. Par exemple, « Le trésor » d’Élie Wiesel, premier des quatre grands contes narrés par la clarinette et sa musicienne, met en avant la quête de l’identité, la diversité de nos origines, la spécificité de nos racines. Un message qui, parce qu’il est ancré dans un contexte particulier, parle à tous.

Des histoires qui se partagent

Si certains ont pu être circonspects vis-à-vis de la démarche de Rose Bacot, les personnes qui se penchent sur son travail, qu’elles soient juives ou non, l’accueillent généralement avec beaucoup d’enthousiasme. « La clarinette conte » fait donc sa place, doucement, mais sûrement, dans le paysage multiculturel, grâce à des représentations dans les médiathèques, les écoles publiques ou privées, les maisons de retraite, les maisons de la culture.

Son Art fraternel, Rose Bacot le partagera notamment le 3 août à Augy-sous-Aubois (18), le 11 septembre sur France 2 (sur le plateau de télévision de Fréquence Protestante), ou encore le weekend du 10 octobre, pour le Festival de théâtre biblique de Clermont-Ferrand (63).

Rose Bacot : Clarinettiste et conteuse au service du  vivre ensemble

Références, agenda, extraits sonores de ses 10 Albums : retrouvez toutes les informations sur le site http://laclarinetteconte.com


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