Samedi 19 Aout 2017

La traduction au Québec faits et perspectives

Le canada, Pays bilingue forme chaque années un millier de traducteurs professionnels, au Québec:

  • L’Université de Sherbrooke décerne chaque année de 30 à 35 diplômes en traduction.
  • À l’Université de Montréal, c’est plus de 100 étudiants qui obtiennent leur diplôme chaque année.
  • En 2015, les offres de stages de traduction ont été moins nombreuses qu’en 2014. On n’avait pas observé une telle baisse annuelle depuis 12 ans.
  • Le gouvernement fédéral a récemment coupé dans ses services de traduction et l’industrie en ressent les effets.

traducteur à Montréal

Selon les analyses de l’Association de l’industrie de la langue, le marché pourrait absorber davantage de diplômés.

Malgré la morosité qui s’est installée à la suite des coupes ayant eu lieu au Bureau de la traduction, l’optimisme reste de mise. D’abord, grâce à son bilinguisme officiel, le Canada offre toujours de nombreuses possibilités d’emploi en traduction.

Ensuite, l’explosion des communications et des médias se poursuit, ce qui ne fait qu’augmenter le volume de texte à traduire, une tendance qui devrait se maintenir. Enfin, c’est connu, la moyenne d’âge des traducteurs professionnels est élevée, une situation qui finira par favoriser la relève.

Les exigences du métier

Pour être traducteur, une solide connaissance de la langue de départ et une parfaite maîtrise de la langue d’arrivée (la langue maternelle, toujours ou presque) sont essentielles. Cela, on s’y attend.

Ce que l’on sait peut-être moins, c’est que la profession exige aussi ne grande curiosité intellectuelle.

« Un traducteur qui exerce dans le domaine des TI, par exemple, doit demeurer à l’affût des nouveautés et tenir son vocabulaire à jour, explique Éric Plante, président de CTC Traduction. Idéalement, il doit aussi comprendre le fonctionnement des nouvelles technologies pour pouvoir décrypter le sens parfois obscur des textes qui ne sont pas rédigés par des rédacteurs professionnels. Le vrai défi est peut-être dans ce travail de décryptage, qui en décourage plusieurs.

La capacité à travailler sous pression a aussi son importance.

Comme le traducteur arrive en fin de processus, après la rédaction, la révision et l’approbation par la direction (direction des Communications, vice-présidence du Marketing, présidence, etc.), il subit la pression associée à la « sortie » du produit. Il doit travailler vite et bien. Tous les intervenants précédents de la « chaîne de montage » ont le regard braqué sur lui.

Quoique plusieurs puissent le penser, la traduction n’est pas un métier pour les solitaires.

Le traducteur doit savoir travailler en équipe, car il aura notamment à transiger non seulement avec le client et son équipe, mais aussi avec des réviseurs, des terminologues et même des graphistes.

Perspectives d’emplois

Plusieurs avenues s’offrent aux diplômés de traduction. Au fil de leur carrière, ils peuvent spécialiser dans certains domaines

  • médical, pharmaceutique, juridique ou autre ou
  • se tourner vers une discipline connexe comme la rédaction,
  • la terminologie (définition des termes spécialisés,
  • constitution de bases de données terminologiques,
  • rédaction de glossaires, publication de chroniques linguistiques, etc.
  • ou la gestion de projets de traduction ou de communication.

Des cours de doublage et de sous-titrage sont par ailleurs offerts aux étudiants qui souhaitent élargir leurs horizons professionnels.

Enfin, la technologie fait aussi évoluer la profession.

La post édition par exemple — la révision de traductions produites au moyen de logiciels informatiques : mémoires de traduction ou autres — présente aussi des débouchés intéressants. Parce que nous ne sommes pas encore prêts à nous passer de la matière grise derrière le travail de la machine.

Professions

  • postes : traducteur, rédacteur,
  • réviseur, terminologue, chef de projet

principaux employeurs :

  • cabinets de traduction, services
  • linguistiques de grandes entreprises,
  • ministères fédéraux et provinciaux.

Un article ctctraduction.ca  bureau de traduction à Montréal, 514 948-1275


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