Jeudi 17 Aout 2017

Travailler dans l’humanitaire, un chemin difficile

Le secteur de l’humanitaire est porteur de nombreuses valeurs positives : engagement, altruisme, entraide, désir d’être utile… Entre catastrophes naturelles et crises humanitaires et géopolitiques, le désir d’investissement grandit et les vocations explosent. Pourtant, travailler dans l’humanitairede façon professionnel n’est pas simple et les opportunités peuvent s’avérer assez rares.

Le secteur de l’humanitaire a connu une révolution au cours des dernières décennies, avec une véritable professionnalisation de ses acteurs. Entre formations, compétences et expériences, découvrez quelques conseils pour réussir un chemin semé d’embuches.

Un parcours de formation obligatoire ?

Encore rares il y a quelques années, les formations en humanitaire et solidarité internationale sont aujourd’hui bien plus nombreuses. Universités et écoles privées proposent désormais une offre de formation largement répartie sur le territoire.Citons par exemple l’Institut de Coopération Internationale en région parisienne, l’Institut BioForce près de Lyon ou encore l’Institut Iffeurope à Angers.

Ces formations supérieures préparent plus particulièrement à des postes à responsabilité tels que celui de chef de mission ou de coordinateur de projet. Dans cette optique, les établissements orientent progressivement leur offre vers des diplômes de niveau bac+3 à bac+5, répondant aux exigences croissantes des ONG.

Travailler dans l’humanitaire, un chemin difficile

Ces formations sont également des occasions en or pour réaliser des stages de durée variables au sein d’organisations humanitaires. Nous le verrons par la suite, disposer sur son CV d’expériences probantes dans l’humanitaire est un atout essentiel pour candidater et rejoindre une ONG.

Bien entendu le coût financierpeut être un frein pour accéder à ces formations. En effet, une bonne partie de l’offre provient d’écoles privées dont l’inscription atteint facilement quelques milliers d’euros par an.

Des compétences à valoriser

Si les connaissances acquises durant les formations spécialisées dans l’humanitaire sont de plus en plus valorisables sur certains postes, de réelles compétences professionnelles sont un atout majeur lorsque l’on souhaite travailler dans l’humanitaire. En dehors de la coordination de projet humanitaire pour laquelle il existe des formations spécifiques, de très nombreuses qualifications issues du monde « civil »peuvent intéresser les ONG et associations humanitaires.

Certains secteurs d’activité intéressent particulièrement les organisations humanitaires car ils sont en liens directs avec les besoins du terrain : santé, hydrologie, finance, agronomie, logistique... Les professionnels de ces secteurs disposent donc de profil intéressant pour les ONG car ils disposent de compétences essentielles et applicables sur les terrains d’opération.

Une expérience indispensable

Une fois encore, le seul diplôme ou les seules compétences professionnelles ne peuvent suffire pour s’assurer un engagement. Un désir d’investissement est essentiel et sera particulièrement valorisé par des expériences passées, quelle qu’en soit l’échelle.

Ainsi, toute mission humanitaire d’envergure ne peut être imaginée sans un minimum d’expérience du terrain. On retrouve ici tout l’intérêt de mettre à profitles stages proposés durant les études ou l’engagement volontaire pour bâtir cette expérience.

Vous l’aurez compris, les facteurs essentiels de tout engagement humanitaire sont l’état d’esprit et le désir d’agir. Ces 2 éléments conditionneront votre investissement, votre choix d’orientation professionnel et votre réussite sur dans un secteur pourtant très demandeur mais où les places sont rares.


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