Dimanche 22 Octobre 2017

Adieu au double menton sans recourir à une génioplastie

Important marché dans le secteur de la chirurgie esthétique en Tunisie ou partout dans le monde, le double menton est souvent vécu comme une souffrance par celles et ceux qui sont concernés et de nombreux procédés et techniques ont été développés pour l’éradiquer.

S’agissant d’un amas graisseux qui s’installe progressivement sous le menton, cette excroissance alourdit le visage et ruine son profil, tendant à vieillir de façon prématurée l’aspect d’une personne. N’étant pas forcément lié à l’obésité, il peut apparaître chez ceux qui ont un poids de santé dans les normes généralement acceptées.
En fait, c’est un développement anormal des adipocytes, dans cette partie du corps, qui est à l’origine de l’amas graisseux qui forme le double menton. Une fois installé, celui-ci ne disparaît pas, tendant à rendre la peau flasque et molle, avec parfois un aspect en « peau d’orange ». Le seul recours est alors l’intervention médicale ou chirurgicale qu'est la génioplastie.

Adieu au double menton sans recourir à une génioplastie

Adieu au double menton sans recourir à une génioplastie

De fait, la demande est croissante et les techniques proposées pour y répondre se sont multipliées au fil des années. Les professionnels mettent ainsi à disposition l’infiltration d’un liquide hypo-osmolaire qui provoque l’explosion des cellules graisseuses, l’élimination des déchets ainsi constitués se faisant par le système lymphatique puis les urines, la morpholiposculpture, une autre méthode sans chirurgie, et la liposuccion, qui a connu des avancées et des améliorations telles qu’elle est actuellement utilisée dans les régions du visage et du cou.

Cependant, les résultats d’une nouvelle étude autour d’une technique qui consiste en l’injection d’un composé qualifié de « brûleur de graisse », l’ATX-101, semblent montrer que ce procédé non chirurgical pour traiter l’excès de graisse sous le menton est efficace et bien toléré.

C’est une version synthétique de l’acide désoxycholique ou acide biliaire qui attaque la membrane des cellules graisseuses, entraînant ainsi leur décomposition.
Selon les auteurs de cette étude, venant de laboratoires situés en Allemagne, en Angleterre et aux Etats-Unis, les essais cliniques de phase III ayant été couronnés de succès, il ne reste plus désormais qu’à en comparer le rapport coûts/bénéfices avec celui des traitements chirurgicaux actuellement sur le marché.

Il ne reste plus aux phobiques du bistouri qu’à attendre l’avènement de cette technique pour se délester d’un double menton bien encombrant.


Partager cet article

Commenter cet article