Vendredi 20 Octobre 2017

Développement durable : démystifications,explications

Depuis le début du 21ème siècle, le développement durable inonde l'intégralité de la société, à une vitesse ahurissante. Aux actualités, sur les étiquettes des produits ou sur les affiches dans la rue, il semble utopique de s'y dérober.

Dans un futur proche, gageons que ce courant impactera, de façon quasi-systématique, de nombreux produits de consommation courante : les crèmes de beauté, colliers, liquides vaisselle, brosses à reluire, parapluies, automobiles, rouleaux à pâtisserie, et, si cette propension augmente, pourquoi pas également les appareils de plancha à gaz, si ce n'est pas déjà le cas à l'heure où vous lisez ce texte...

Une notion mal interprétée

Cependant le concept de développement durable reste dans son ensemble incompris par les médias.
En réalité, on oublie souvent que le développement durable est une notion tripartite : loin de se cantonner simplement à l'écologie, ce terme recouvre également des aspects économiques et sociaux. Mais ces trois branches fondamentales (écologie, social, économie) s'avèrent bien souvent incompatibles dans la réalité.

Modélisons ces 3 grandes propensions grâce à des archétypes :

- Pour l'entrepreneur, d'une manière générale, la santé de l'économie est la valeur essentielle ; la justice sociale, quant à elle, est dans le meilleur des cas un des éléments de la négociation menée avec les facteurs de production et au pire un élément délaissé ; et la sécurité de la nature apparaît comme une entrave extérieure prescrite par la puissance publique ou par les particuliers.
- L'amoureux de la nature estime quant à lui que la protection de la nature doit être garantie par dessus tout, aux dépends de la prospérité économique et de la juste répartition sociale.
- Concernant le philanthrope, il est important de mettre en avant l'équité sociale et le respect de l'humain : la prospérité économique n'est au mieux qu'un artifice pour étancher certains des besoins empiriques seulement, ou au pire constitue une "tyrannie" inadmissible ; et la sécurité environnementale est perçue comme un luxe que nous devons laisser de côté tant que les besoins primaires ne seront pas satisfaits. Sylvie Brunel, économiste spécialiste du développement durable, se montre catégorique sur ce point : dans notre combat, attention à l'idéalisation exacerbée de mère Nature, qui nous ferait délaisser les autres êtres humains.

Par ailleurs, d'une manière générale, le vocable "développement durable" doit faire face à deux rivalités :
- entre les priorités des êtres vivants présents et celles des générations à venir ;
- entre les souhaits des pays industrialisés et ceux des pays en voie de développement ;

En guise de conclusion,
le terme de "développement durable" n'est pas prêt d'être clair dans les esprits. Il est pourtant utile d'en comprendre les enjeux.

A cet égard, l'association Humanityy propose un blog sur le développement durable, traitant également de la protection animale, qui fournit à la fois des astuces pratiques et des mémoires universitaires.


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