La préfecture du Rhône a interdit "toute manifestation" samedi à Lyon, après les violences et les pillages survenus en marge des mobilisations du 17 octobre dans l'hyper-centre. Elle l'a annoncé jeudi 22 octobre dans un communiqué.
Cette décision s'ajoute à plusieurs mesures prises ces derniers jours : un couvre-feu est en vigueur dans l'hyper-centre depuis trois nuits, et une manifestation prévue jeudi après-midi par le syndicat étudiant Unef et le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) a été interdite.
Un "chaos" place Bellecour
Le 17 octobre, la 3e ville de France a vécu un "chaos" pendant plusieurs heures, selon les mots du maire écologiste Grégory Doucet. Des affrontements ont éclaté vers 14 heures, place Bellecour et sur l'ensemble de la Presqu'île.
Entre 150 et 200 commerces ont été totalement ou partiellement pillés. Une antenne de l'office de tourisme a été incendiée et détruite sur la place Bellecour, où plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées dans le cadre du mouvement contre "la vie chère". La préfecture avait dénombré 2 000 manifestants.
Interpellations et réunion avec le Premier ministre
Environ 200 personnes ont été interpellées durant le week-end, la plupart majeures, suspectées de vol, de dégradation ou de recel, selon le parquet de Lyon.
Grégory Doucet doit par ailleurs être reçu jeudi en fin d'après-midi par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avec les maires de Paris, Emmanuel Grégoire, et de Marseille, Benoît Payan.
