Les responsables de La France insoumise et des Écologistes ont critiqué, jeudi 22 octobre, la réunion organisée à Matignon sur le maintien de l'ordre, estimant que le gouvernement n'a pas répondu aux revendications sociales. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, aurait refusé d'aborder ces questions, selon Manuel Bompard. Raphaël Glucksmann, candidat à l'élection présidentielle, affirme pour sa part n'avoir obtenu aucune réponse.
À sa sortie de Matignon, Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise et député, a fustigé une réunion qui a "fait perdre" du temps au pays. Il a reproché au Premier ministre de "à aucun moment" être entré "dans le débat précis sur les revendications des jeunes, sur les revendications du pays, sur la colère, sur la souffrance sociale", évoquant une "stratégie qui consiste à perdre du temps".
Le député a déploré une réunion "technique" et non "politique". Selon lui, les représentants insoumis sont partis avant la fin de la rencontre, en raison de désaccords avec son objet. "On a considéré que la réunion n'avait plus d'intérêt", a-t-il déclaré devant les journalistes.
Marine Tondelier, candidate des Écologistes à l'élection présidentielle, a elle aussi quitté Matignon avec le sentiment de ne pas avoir été entendue. "On sort de cette réunion encore plus inquiets et en colère", a-t-elle lancé, ajoutant : "On ne se comprend plus en réalité ". Elle a relevé que le Premier ministre avait précisé en début de réunion qu'il s'agissait d'une réunion technique : "De qui se moque-t-on ?"
Raphaël Glucksmann, candidat de Place publique et du Parti socialiste à la présidentielle, a regretté de ne pas avoir obtenu "de réponses claires" sur "le fiasco sécuritaire" de samedi dernier. Il a indiqué que son équipe était venue avec "des propositions précises, de sortie de crise", citant notamment "l'abrogation de Parcoursup" ou l'annulation des suppressions de postes dans l'éducation nationale. "On n'a aucune réponse sur aucun des points qu'on a soulevés", a-t-il déploré.
Le congrès du RN à Orléans au centre des échanges
Du côté du Rassemblement national, l'attention s'est concentrée sur le congrès du mouvement, prévu samedi à Orléans. Edwige Diaz, sénatrice RN de Gironde et présidente du groupe RN au Sénat, a indiqué que le parti avait demandé des garanties en matière de sécurisation de cet événement. " nous assuré que notre congrès pourrait se tenir dans de très bonnes conditions", a-t-elle déclaré.
Louis Aliot, maire RN de Perpignan, a averti que, "s'il y a de la casse à Orléans", la responsabilité en incomberait à "monsieur Faure, madame Tondelier et tous les autres". Il a refusé de faire porter cette responsabilité au gouvernement.
Concernant les dégradations et débordements du 17 octobre, Edwige Diaz a affirmé que le gouvernement avait tenté de "minimiser sa responsabilité".
