Dimanche 18 Novembre 2018

Critique Preacher Saison 1

Il semblerait bien que l’adaptation de comics en série soit à la mode (ah bon ??), car après The Walking Dead, Daredevil ou encore Jessica Jones, c’est la burlesque BD Preacher qui arrive dans le petit écran !

Synopsis Preacher

Pour le synopsis, on découvre une ambiance plutôt originale:

Au premier coup d’oeil, le révérend Jesse Custer n’a rien de spécial. Après tout il n’est qu’un homme d’église d’une petite ville, perdant peu à peu ses fidèles et laissant s’éteindre sa foi. Mais il va bientôt avoir la preuve que Dieu existe bel et bien. Et qu’ »IL » est un sacré fils de… Avec son ex petite-amie Tulip et un vampire nommé Cassidy, le voilà parti sur les routes américaines pour le trouver…

Nous retrouvons au casting Dominic Cooper (que vous avez vu en tant qu’Howard Stark le papa d’Iron Man dans Captain America: First Avenger et dans la série Agent Carter), Ruth Nega (« The girl with the dress » d’Agents of Shield ») ou encore le génial Joseph Gilgun de This is England ou de la saison 3 de Misfits.

Preacher : un endroit improbable pour une série improbable

Typique des rednecks auxquels fait face Jesse. Rien de tel qu’un pique-nique entre deux fusillades. Rien de très flamboyant dans Preacher. Direction Annville, une petite ville poussiéreuse du Texas profond, où le prêcheur Jesse Custer se dessèche dans le désarroi. La paroisse de son père, qu’il a juré de reprendre, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Sa foi vacille, et il la noie dans de l’alcool bon marché. Les gens le prennent pour un looser, et peu lui font encore confiance pour ranimer la croyance brûlante de Dieu. Personne ne croit encore qu’un tel miracle soit possible. Et pourtant…

Une force invisible le pénètre telle la lumière du Tout-Puissant, et le voilà affublé du pouvoir ultime de faire faire ce qu’il dit à n’importe qui. Je vous avoue que je n’ai pas vu venir cette série, et qu’au final je suivais avec assiduité les épisodes dès le pilote, qui m’a captivé. Preacher n’est pas de ce genre de série qui force à réfléchir. C’est un condensé de brutalité qui vient vous éclabousser d’un mélange de fantastique, et de réalité. Car les deux se rencontrent, ou plutôt entrent en collision assez tôt. Qu’est-ce que cette chose qui est rentrée en Jesse ? Qui sont les deux Cowboys ? Cassidy est-il vraiment ce qu’il dit être ?

On découvre énormément de choses assez rapidement, et cela tisse une intrigue assez puissante, avec un patchwork d’acteurs très investis.

Un excellent casting pour Preacher

Si les décors and co ne sont pas légion (mais ne font pas cheap pour autant), il faut absolument saluer la performances des acteurs présents. Que ça soit Dominic Cooper, Ruth Nega, Joseph Gilgun ou les personnages mineurs, on sent que chacun s’investit dans son rôle, et prend son pied. Chaque personnage va osciller entre différents registres, et c’est une preuve du bon choix des réalisateurs. J’ai une petite préfèrence pour Cassidy, qui incarne, à mon sens, le tragique/comique de service qui me plait souvent dans les séries !

La religion remise en question

La religion est un élément extrêmement présent dans la série, obviously. Et on va avoir une progression sur ce thème tout du long des 10 épisodes. Jesse voit sa foi s’étioler à mesure que le temps passe, et va soudainement se reprendre en main grâce à l’entité qui l’habite. Est-ce cependant juste de « forcer » les gens à venir à l’église ? De les obliger à commettre des actes (qui semblent bénins, mais finissent par exploser à mesure que la série avance) ?

Que signifie croire en Dieu au final ? Se laisser à la merci d’un potentiel pouvoir supérieur ? On patauge un peu dans les premiers épisodes, le temps que les éléments fantastiques de l’intrigue se mettent en place, puis, comme Jesse, on se laisse prendre au jeu. Et si il y avait vraiment quelque chose au-dessus de nous ? Cette question se voit plus ou moins répondre dans le season finale de toute beauté, et annonce du très bon pour la suite. Car on se le demande ? Que se passerait-t-il si Dieu disparaissait ?
Face de cul posera beaucoup de problème au Preacher, mais lui ouvrira aussi la voie à un moment critique !

Des imperfections qu’on pardonne aisément

Bien évidemment, Preacher n’est pas exempt de défauts. Des longueurs surgissent de nulle part, et affectent le bon déroulement de l’action, certains acteurs semblent avoir une certaine importance et retournent à l’anonymat de manière assez brutale, ou encore des éléments qui mériteraient une petite explication.
La série se regarde sans problèmes majeurs, et si vous ne cherchez pas le dernier film d’auteur en provenance de l’Azerbaïdjan qui compte l’histoire d’amour entre une chèvre sidaïque et un plant de tomates, ça devrait le faire easy !

Avis Preacher Saison 1

Preacher offre un divertissement très sympa. Un petit casting (une dizaine de personnages max) attachant, des thèmes rarement abordés, des moments loufoques/WTF et surtout cette poussière du Texas qui s’insinue partout, même dans le cerveau font de la série une belle surprise de cet été. Je vous la conseille vivement ! (et en plus la saison 1 est terminée donc vous pouvez bingewatcher telles des biatchs sans honte !)

Thomas
Thomas

Journaliste freelance, fan d'aviron et de voyages.

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