Des centaines de milliers de personnes ont de nouveau manifesté, samedi 24 octobre, pour défendre le pouvoir d'achat et réclamer de meilleurs services publics. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a estimé samedi soir que "les cortèges se sont bien passé" malgré "près de 1 000" interpellations.
Le ministère de l'Intérieur a dénombré 410 000 manifestants dans le pays, contre 550 000 une semaine plus tôt. De son côté, la CGT a comptabilisé 800 000 manifestants, un chiffre identique à celui du 17 octobre, dont 250 000 à Paris. Dans une déclaration à l'AFP, l'Union étudiante a jugé que "cette journée de mobilisation est une grande réussite".
Des arrestations en nombre
Le ministre a fait état de "près de 1 000" interpellations à l'échelle du pays. Le 17 octobre, à la même heure, 385 arrestations avaient eu lieu. À Paris, la préfecture de police a indiqué, dimanche matin, que 142 personnes avaient été interpellées, dont 120 placées en garde à vue.
Blessés et dégradations
Laurent Nuñez a par ailleurs évoqué des blessés graves lors d'interventions des forces de l'ordre, dans "le cadre de violences extrêmement fortes". Selon ses termes, "deux personnes" ont été "blessées grièvement à ma connaissance, à Clermont-Ferrand et à Toulouse".
À Toulouse, la préfecture de Haute-Garonne a fait savoir qu'un jeune homme de 20 ans avait été grièvement blessé à la main et qu'un policier avait été "pris en charge" par les secours, lors de heurts survenus à la fin de la manifestation. Une enquête judiciaire a été ouverte. Le quotidien La Nouvelle République a de son côté fait état d'un manifestant touché à l'œil gauche à Poitiers. Selon le photographe du journal, joint par l'AFP, il pourrait avoir reçu un débris de grenade dans l'œil. La préfecture, également jointe par l'AFP, n'avait pas d'informations à communiquer dans l'immédiat.
À Paris, la porte-parole de la préfecture de police, Hélène Denéchère, a assuré dimanche sur France Inter que "un commerce a été fracturé et a subi des vols, un autre a été abîmé". Selon la préfecture des Bouches-du-Rhône, sept commerces ont été "pillés ou dégradés" dimanche.
