Les manifestations du samedi 24 octobre se sont globalement déroulées dans le calme, sous des dispositifs de sécurité importants. En fin de journée, des heurts ont toutefois éclaté dans la capitale et dans plusieurs grandes villes de France.
Paris : un cortège calme, puis des affrontements
Le cortège parisien s'est élancé de la porte d'Italie à 14 heures, sans débordement à gérer pour la compagnie de CRS chargée de la tête du défilé. « C'est bien regroupé, c'est beaucoup plus dense mais pour le moment très bon enfant », constate un membre des forces de l'ordre. Le dispositif avait été renforcé par rapport à la semaine précédente, et la préfecture de police a modifié l'itinéraire initialement prévu au dernier moment, officiellement pour des raisons de sécurité. Ce changement a provoqué la colère et la confusion de nombreux manifestants.
À la tombée du jour, de premières tensions sont apparues. Des jets de pierres et des gaz lacrymogènes ont accompagné la dispersion de la manifestation. Selon la police, 500 casseurs masqués et habillés de noir sont venus en découdre avec les forces de l'ordre. Samedi soir, une soixantaine d'interpellations ont été effectuées. La préfecture de police a par ailleurs publié des photos de matériel saisi, notamment des mortiers d'artifice.
Reims, Lyon et Marseille
À Reims (Marne), l'autoroute qui traverse la ville a été bloquée temporairement. À Lyon (Rhône), où les manifestations étaient interdites dans un large périmètre, des étudiants ont passé une partie de l'après-midi à jouer au chat et à la souris avec les forces de l'ordre. « On n'a même pas pu marcher, même pas pu parler. Instantanément, on s'est fait disperser », déplore un manifestant. La fin de journée y a également été marquée par des échauffourées dans le centre-ville.
À Marseille (Bouches-du-Rhône), où la manifestation avait finalement été autorisée, des débordements et quelques pillages ont été constatés en fin de cortège. Selon la mairie, ces faits sont sans commune mesure, à l'heure actuelle, avec ceux du 17 octobre. Au total, près de 1 000 personnes ont été interpellées dans tout le pays.
