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Procès de l'assassinat du frère d'Amine Kessaci : à Aix-en-Provence, un dispositif de sécurité XXL

Procès de l'assassinat du frère d'Amine Kessaci : à Aix-en-Provence, un dispositif de sécurité XXL

Pour la deuxième fois en 2026, le palais de justice d'Aix-en-Provence va être placé sous un dispositif de sécurité exceptionnel, pour trois semaines à partir du lundi 19 octobre. La cour d'assises des Bouches-du-Rhône y juge cinq hommes accusés d'un triple assassinat, sur fond de guerre entre narcotrafiquants, et la mise en place d'une telle mécanique soulève de nombreuses questions logistiques.

  • Le palais de justice d'Aix-en-Provence sera fortement sécurisé pour un procès sur trois semaines en octobre 2026.
  • Ce procès concerne un triple assassinat lié à une guerre entre narcotrafiquants, avec la victime Brahim, frère d'Amine Kessaci.
  • Les mesures de sécurité comprennent policiers, gendarmes, snipers et hélicoptères; le centre-ville sera entièrement bouclé.
  • Le nombre de dossiers liés à la criminalité organisée augmente fortement dans cette cour, nécessitant des infrastructures adaptées et plus de moyens judiciaires.

Un procès sous haute surveillance

La cour doit commencer à 9 heures les audiences de ce procès, qui concerne trois corps brûlés en décembre 2020 et janvier 2021, dont l'un avait été démembré. Parmi les victimes figure Brahim, frère d'Amine Kessaci, militant antinarcotrafic devenu adjoint au maire de Marseille.

Policiers, gendarmes, snipers, blindés, rues bouclées et hélicoptère pour surveiller les convois pénitentiaires : le dispositif sera déployé dans le centre-ville d'Aix-en-Provence pendant les trois prochaines semaines. L'un des patrons présumés de la DZ mafia comparaît de nouveau devant les juges, accusé de faire partie de l'équipe de tueurs ayant assassiné le frère d'Amine Kessaci. Ce dernier assistera lui aussi aux audiences, entouré de ses gardes du corps.

Une multiplication des dossiers

Selon Franck Rastoul, procureur général de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, ce type de procès, hors norme, devient de plus en plus courant. Le nombre d'affaires relevant de la criminalité organisée jugées dans la cour d'assises des Bouches-du-Rhône a presque doublé en un an. "Nous avons une multiplication sans précédent des dossiers et de plus en plus graves, affirme le magistrat. Je crois qu'on ne va pas pouvoir continuer à avoir de manière presque continue des affaires de cette nature dans le plein centre d'Aix."

Pour lui, il "va falloir effectivement trouver un site sécurisé et construire une salle adaptée aux procès relevant de la grande criminalité organisée". Ce type d'affaires concerne aussi des mineurs, parfois âgés de moins de 16 ans, figurant dans des procédures d'assassinat.

"Nous sommes face à quelque chose qui est exponentiel", a-t-il ajouté. Les moyens de la justice ont été renforcés à Aix-en-Provence, avec une nouvelle salle d'assises et des magistrats supplémentaires, mais "ça ne suffit pas" face à ce que le procureur général qualifie de "tsunami de procédures criminelles".

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