Gérald Darmanin, ministre de la Justice, affirme avoir envoyé « une instruction à tous les parquets de France » pour leur demander de passer en qualification de criminalité organisée, après les violences survenues durant le week-end dans plusieurs villes du pays. Selon lui, cette qualification permettrait de prolonger les gardes à vue de 48 à 72 heures.
- Les gardes à vue pourront durer jusqu'à 72 heures en cas de criminalité organisée.
- Plus de 2 500 personnes ont été placées en garde à vue, avec plusieurs incarcérations.
- La police utilise la géolocalisation et les écoutes pour identifier les responsables des violences.
- Le parquet antiterroriste pourrait intervenir dans l’affaire de l’incendie de Limoges.
Interpellations et placements en détention
Interrogé sur TF1, lundi 19 octobre, le ministre a donné un nouveau bilan des interpellations. 2 513 personnes sont placées en garde à vue à ce stade, et « 67 personnes ont déjà été incarcérées, 34 rien que dans la cour d'appel d'Aix-Marseille », a-t-il indiqué.
Gérald Darmanin a également évoqué le recours à des géolocalisations et à des écoutes téléphoniques, qui « vont nous permettre de savoir (…) où ils étaient au moment où on a pillé des magasins, attaqué des mairies ».
L'incendie de l'Hôtel de Ville de Limoges
Le ministre a par ailleurs laissé entendre que le Parquet national antiterroriste (PNAT) pourrait se saisir « dans les prochaines heures » de l'incendie de l'Hôtel de Ville de Limoges. « S'il se saisit, cela veut dire que c'est un acte terroriste, c'est-à-dire que des personnes, notamment d'ultragauche, auraient organisé de façon évidente cette destruction », a-t-il déclaré.
