Les appels à la démission du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, se multiplient, dimanche 18 octobre, au lendemain des scènes de violence qui ont émaillé la mobilisation du 17 octobre. Plusieurs responsables de gauche et d'extrême droite estiment qu'il ne peut pas rester en place.
Une candidate écologiste dénonce un dispositif jugé insuffisant
La patronne des Ecologistes, Marine Tondelier, candidate à la présidentielle, a estimé que Laurent Nuñez n'avait « pas d'autre issue » que la « démission ». Elle l'accuse d'avoir été « incapable de prévoir un dispositif adéquat » pour prévenir les violences en marge des manifestations du 17 octobre. « Laurent Nuñez est manifestement dépassé par la situation, dont il a clairement sous-estimé l'ampleur », a-t-elle écrit sur X, affirmant que « des villes entières » ont été « abandonnées aux casseurs », « pendant que des manifestants pacifiques étaient violentés ».
Des appels relayés à gauche et à l'extrême droite
Au sein de La France insoumise, les appels à la démission se sont également multipliés sur le réseau social X, notamment de la part des députés Danièle Obono, Antoine Léaument et Paul Vannier.
À l'extrême droite, le Rassemblement national avait déjà estimé, dès samedi, que « dans une démocratie normale, Laurent Nuñez aurait déjà démissionné ». Dimanche, sur franceinfo, son porte-parole, Laurent Jacobelli, a affirmé : « On a vu que monsieur Nuñez était complètement dépassé », ajoutant qu'il est « tout à fait incompétent pour gérer le chaos ».
