Vladimir Poutine a affirmé, jeudi 22 octobre, que la Russie est prête à reprendre des négociations tripartites avec l'Ukraine et les Etats-Unis, en vue d'un accord de paix définitif et non d'un cessez-le-feu "court". La veille, le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, avait indiqué que Moscou se tiendrait prête à se remettre à la table des discussions avec Kiev et Washington "vers le 10 novembre".
Interrogé par un journaliste de la télévision d'État russe, le président russe a précisé l'objet de ces échanges : "Le but de ces discussions sera de traiter la question des garanties de sécurité à la fois pour l'Ukraine et pour la Russie (...) dans le cadre d'un accord final, et non après une espèce de courte pause dans les combats." Cette déclaration intervient après une réunion de trois heures, à Saint-Pétersbourg, entre l'émissaire américain Steve Witkoff et Vladimir Poutine.
Selon Iouri Ouchakov, la date évoquée se situe après les élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Le calendrier retenu place donc la reprise des discussions à une période postérieure à ce scrutin, sans que la source ne précise les modalités de cette reprise.
Le "gel" du front réclamé par Kiev
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait auparavant estimé qu'il fallait "geler" le front comme premier pas dans des discussions visant à mettre fin à la guerre. Dans un entretien accordé à la chaîne Fox News, il a déclaré : "C'est la véritable manière de mettre fin à cette guerre. Appelez cela un cessez-le-feu ou un arrêt des tueries, comme l'a dit le président Trump, un gel, un arrêt. C'est le minimum que nous attendons aujourd'hui de la Russie."
Jeudi matin, le président ukrainien a toutefois affirmé que les frappes russes menées au cours de la nuit de mercredi à jeudi constituaient la preuve que Moscou n'avait pas "changé d'attitude", malgré la relance de la diplomatie par les Etats-Unis.
