Nouvelle zone de turbulences pour Will Smith. L’acteur et musicien américain fait l’objet d’une plainte déposée aux États Unis pour harcèlement sexuel, licenciement abusif et représailles. À l’origine de cette procédure, Brian King Joseph, violoniste de 32 ans révélé au grand public lors de America’s Got Talent. Une affaire sensible, déjà très commentée outre Atlantique, qui mêle accusations graves, tournée musicale et bataille judiciaire annoncée.
Une plainte déposée contre Will Smith et son équipe de tournée
La plainte a été déposée le 31 décembre et vise également la société Treyball Studios Management, chargée de la gestion de la tournée de Will Smith. Dans les documents transmis à la justice américaine, Brian King Joseph décrit ce qu’il considère comme un comportement prédateur, évoquant un grooming délibéré destiné à instaurer une relation de dépendance psychologique. Des termes lourds de sens, rarement employés à la légère dans ce type de dossier, qui donnent immédiatement le ton de la procédure. De son côté, le camp de Will Smith conteste fermement l’ensemble des accusations.
Tout commence à l’automne 2024. Brian King Joseph est invité à rencontrer Will Smith et à jouer du violon lors d’une session privée. À l’issue de cette rencontre, le musicien est convié à rejoindre la tournée Based on a True Story: 2025 Tour. Pour un artiste indépendant, cette proposition représente une opportunité majeure, à la fois artistique et professionnelle. Selon le plaignant, cette période aurait pourtant marqué le début d’une relation déséquilibrée, mêlant promesses de carrière et malaise grandissant.
L’incident de Las Vegas au cœur de la procédure judiciaire
Le violoniste rejoint officiellement la tournée en mars 2025, lors d’un concert donné à Las Vegas. C’est cette première date qui se retrouve aujourd’hui au cœur du dossier judiciaire. Le soir du spectacle, Brian King Joseph affirme avoir découvert que la chambre d’hôtel réservée à son nom avait été occupée sans son autorisation. À l’intérieur, il dit avoir trouvé plusieurs objets troublants, notamment des lingettes, une bouteille de traitement contre le VIH, une bière, un sac à dos rouge, une boucle d’oreille ainsi qu’un document médical appartenant à une personne inconnue.

Plus inquiétant encore, un mot manuscrit aurait été laissé dans la chambre. Il indiquait « Brian, je reviens au plus tard à 5h20, juste nous », accompagné d’un cœur et signé « Stone F. ». Selon la plainte, le musicien aurait alors craint qu’un individu ne revienne dans la chambre pour y avoir des relations sexuelles. Pris de panique, il affirme avoir immédiatement alerté la sécurité de l’hôtel, contacté une ligne de police non urgente et informé l’équipe de management de Will Smith.
La suite des événements constitue l’un des points centraux de la plainte. Brian King Joseph affirme qu’après avoir signalé l’incident, il aurait été blâmé, culpabilisé, puis renvoyé de la tournée. Il estime que cette décision constitue une mesure de représailles directe liée à son signalement. Dans sa plainte, il évoque des conséquences lourdes, parlant de détresse émotionnelle sévère, de pertes financières, d’une atteinte durable à sa réputation professionnelle ainsi que de troubles psychologiques persistants, dont un état de stress post traumatique.
Face à ces accusations, la réaction du camp de Will Smith a été rapide et ferme. Son avocat, Allen B. Grodsky, a déclaré que les allégations visant son client sont fausses, infondées et irresponsables. Il affirme que l’acteur entend utiliser tous les recours juridiques possibles pour faire éclater la vérité et défendre son honneur. À ce stade, aucune décision n’a été rendue et l’affaire devra être examinée par un jury, comme le demande le plaignant.
Cette plainte intervient dans un contexte particulier pour Will Smith, dont l’image publique reste fragilisée par des polémiques passées. Si les faits restent à établir, cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes, tant sur le plan judiciaire que médiatique. Une chose est sûre, le dossier ne fait que commencer et promet déjà de faire couler beaucoup d’encre, à Hollywood comme dans l’industrie musicale.