Le comédien et influenceur Matthias Quiviger, plus connu sous le pseudonyme de Ragnar le Breton, a été condamné ce 23 juin par le tribunal correctionnel d’Évreux à une peine d’un an de prison ferme, assortie d’interdictions et de dommages et intérêts, pour avoir violemment agressé un père de famille devant son fils.
Une altercation brutale sur un parking
Les faits remontent au 27 mars dernier, sur le parking du stade de Ménilles-Pacy, dans l’Eure. Ce jour-là, alors que le père de famille attendait son enfant à la fin d’un entraînement sportif, il aurait été réveillé brutalement dans son véhicule par Matthias Quiviger. Selon les déclarations recueillies, l’agression se serait déroulée en présence du fils de la victime, âgé de 12 ans.
Le prévenu aurait secoué le véhicule, ouvert la portière, saisi l’homme par le bras, avant de lui asséner plusieurs coups. Le certificat médical fait état de 40 jours d’incapacité totale de travail, consécutifs à des blessures multiples, notamment des contusions, entorses et ecchymoses. « C’est une scène d’ultra-violence, un véritable passage à tabac », a déclaré la procureure de la République lors de l’audience.
Ragnar le Breton absent à sa propre audience
Ni l’accusé ni son avocat n’étaient présents à l’audience du 23 juin. Le tribunal a donc statué en son absence.
Outre la peine de prison ferme sans possibilité d’aménagement immédiat, le jugement comprend plusieurs mesures complémentaires :
- interdiction de tout contact avec la victime pendant trois ans
- interdiction de port d’arme
- privation des droits civiques pour cinq ans
- et versement de 5 000 euros au père et 2 000 euros au fils au titre du préjudice moral
La ligne de défense de Matthias Quiviger reste discutable...
Quelques heures après le jugement, Matthias Quiviger s’est exprimé publiquement sur les réseaux sociaux. L’ancien militaire, reconverti en humoriste et vidéaste, a dénoncé une décision « injuste » et annoncé qu’il allait faire appel. Il affirme avoir été agressé verbalement en premier lieu et dit avoir agi par réflexe de défense. Il reconnaît toutefois une faute dans sa non-comparution : « Je me suis trompé de date d’audience », a-t-il expliqué dans une vidéo largement diffusée.
Dans cette même déclaration, il exprime son incompréhension face à la sévérité de la peine et assure vouloir faire toute la lumière sur les circonstances de l’incident. « Je suis prêt à répondre devant la justice, mais dans un cadre équitable », affirme-t-il.
Il s'est également exprimé sur Twitter :
Cette affaire judiciaire pourrait ternir durablement sa réputation. Reste à savoir si son appel aboutira à une révision de la peine. En attendant, le jugement reste exécutoire et son incarcération semble imminente.
