La garde à vue de l'homme suspecté d'être l'auteur de l'attentat raciste commis vendredi 23 octobre dans les Yvelines a été "suspendue", a annoncé dimanche 25 octobre le Parquet national antiterroriste (Pnat). Le temps d'une "période d'observation psychiatrique susceptible de durer 48 heures", l'état de santé du suspect doit être évalué.
Une période d'observation psychiatrique
Dans un communiqué, le Pnat précise que Kévin T. a été transféré samedi soir, "à l'issue d'un examen psychiatrique", à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police. Cette période d'observation "doit permettre d'apprécier si son état de santé psychiatrique est compatible avec la possibilité de poursuivre" sa garde à vue.
Selon le même communiqué, l'analyse toxicologique "a permis de révéler la présence de cannabis et de cocaïne dans son sang". Le Pnat indique par ailleurs que le casier judiciaire du suspect "porte trace de quatre condamnations réhabilitées de plein droit".
D'après une source proche du dossier contactée samedi par France Télévisions, le profil du suspect est décrit comme "violent". Les gardes à vue des membres de l'entourage familial et amical de Kévin T. se poursuivent, et la mère du suspect figure parmi les personnes interrogées, a appris franceinfo samedi.
Un mort et cinq blessés
Des policiers enquêtent sur l'attentat, commis à Trappes et La Verrière. Il a fait un mort, un homme de 26 ans, et cinq autres personnes ont été blessées, dont une fillette de 12 ans touchée par huit impacts de balle.
Dimanche sur franceinfo, le maire de La Verrière, Nicolas Dainville, a affirmé que la petite fille "va mieux".
Lors de son déplacement à Trappes, vendredi soir, Emmanuel Macron a déclaré : "Ces personnes ont été visées en raison de leur couleur et leur religion supposées."
