Plusieurs personnalités liées à Trappes, dans les Yvelines, ont réagi après l'attaque raciste qui a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi, jeune combattant amateur de MMA âgé de 26 ans, à Trappes et à La Verrière. L'humoriste Jamel Debbouze, le rappeur La Fouine, la chanteuse Shy'm et l'humoriste Issa Doumbia ont exprimé leur émotion sur les réseaux sociaux. Tous ont un lien privilégié avec la ville où ils sont nés ou ont grandi.
« J'ai mal à ma France », a lancé Jamel Debbouze sur X, vendredi 23 octobre, après l'attentat raciste qui a touché sa ville. L'humoriste et comédien, qui s'est dit « profondément bouleversé » par le drame survenu dans « la ville de mon enfance », a adressé ses pensées aux victimes, à leurs familles et à leurs proches. Il a également écrit : « Cette haine, ce racisme, il faut les regarder en face, les nommer, et ne jamais les banaliser. »
Des messages de soutien et de colère
L'attaque a fait cinq blessés, dont une fillette de 12 ans, selon les informations publiées dans les messages de soutien. Le rappeur La Fouine, également originaire de Trappes, a fait part sur X d'une « immense tristesse » face à « l'événement tragique survenu dans ville ». Il a adressé « tout soutien aux familles ainsi qu'à l'ensemble des habitants de Trappes et des Yvelines ».
La chanteuse Shy'm, née à Trappes, a eu « une pensée émue » pour la ville, pour Pengo Bossio Wangi, pour la jeune fille, pour les blessés et pour les familles. Elle a déclaré sur Instagram, samedi 24 octobre : « C'est insensé ». Dans une story publiée sur le même réseau, elle a adressé son soutien « aux victimes et à leurs proches », tout en dénonçant « ceux qui attisent les haines, ceux qui usent de thèses racistes pour expliquer les maux de notre société ». Selon elle, « ceux-là favorisent ce passage à l'acte ». Elle a conclu : « Le racisme tue, leur racisme tue ».
Né à Versailles et ayant grandi à Trappes, l'humoriste Issa Doumbia a exprimé sa tristesse en une phrase, « J'ai mal à mon Trappes », rapporte le HuffPost. L'animatrice, comédienne et réalisatrice Enora Malagré, elle aussi ayant grandi dans la commune, a dit son désarroi après le drame, selon Le Parisien. Dans une story Instagram, elle a écrit : « J'ai la nausée. Je ne reconnais plus mon pays, le racisme et l'antisémitisme décomplexé... Nous sommes tous responsables ! STOP ».
Un rassemblement et une manifestation
Un rassemblement en mémoire de Pengo Bossio Wangi a été organisé samedi 24 octobre au square Louis-Pergot de Trappes. Une manifestation contre l'islamophobie et le racisme est par ailleurs prévue dans la commune le 30 octobre.
