Le reporter indépendant Bruno Meyerfeld a reçu, mardi 27 octobre, le 88e prix Albert Londres, pour des articles publiés dans Le Monde sur les peuples indigènes au Brésil. Le jury a également récompensé Brice Lambert pour l'audiovisuel et Arthur Sarradin pour le livre.
À 35 ans, Bruno Meyerfeld est distingué par la récompense la plus connue du journalisme francophone. Le jury salue un travail "largement consacré aux enjeux environnementaux" et un attachement "à couvrir l'Amazonie et les populations qui l'habitent". "Avec poésie, Bruno Meyerfeld n'élude pas les violences subies par les Amérindiens", écrit-il.
Un documentaire sur l'Amérique et ses femmes
Le 42e prix de l'audiovisuel a été décerné à Brice Lambert, 40 ans, pour son film documentaire Sexe faible, l'Amérique en guerre contre ses femmes, diffusé sur Arte et produit par Studio fact presse. Selon le jury, "ce film dépasse l'Amérique de Trump pour parler de la débâcle morale du pays, enkystée par un fanatisme religieux, une misogynie structurelle, un masculinisme viral".
Les prisons syriennes après la chute de Bachar al-Assad
Le 10e prix du livre a couronné Arthur Sarradin, 26 ans, pour Le Nom des ombres. Sortir de l'enfer concentrationnaire syrien, publié aux éditions du Seuil. Le journaliste a figuré parmi les premiers à assister à l'ouverture des prisons syriennes après la chute de Bachar al-Assad, en décembre 2024.
Dans cet ouvrage, il retrace la réalité de cet univers concentrationnaire à travers les témoignages d'anciens détenus ou de petites mains du régime. Correspondant notamment pour Radio France au Proche-Orient, il est salué par le jury pour "une maturité étonnante, un sens de l'écriture et de la narration".
