Mardi 13 Novembre 2018

Critique Spotlight

La semaine dernière est sortie sur nos écrans Spotlight, le dernier film de Tom McCarty qui retrace l’enquête du Boston Globes dénonçant les abus sexuels au sein de l’Église catholique.
Après avoir réalisé Les Winners ou encore The Visitor, McCarthy à décidé en ce début d’année 2016 de s’attaquer à une affaire importante de l’histoire du journalisme américain : l’enquête du Boston Globes sur les abus sexuels de certains prêtres de l’Église catholique dans la ville de Boston.

Synopsis Spotlight

Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, jetons un œil au synopsis du film :

Adapté de faits réels, Spotlight retrace la fascinante enquête du Boston Globe – couronnée par le prix Pulitzer – qui a mis à jour un scandale sans précédent au sein de l’Église catholique. Une équipe de journalistes d’investigation, baptisée Spotlight, a enquêté pendant 12 mois sur des suspicions d’abus sexuels au sein d’une des institutions les plus anciennes et les plus respectées au monde. L’enquête révèlera que l’Église catholique a protégé pendant des décennies les personnalités religieuses, juridiques et politiques les plus en vue de Boston, et déclenchera par la suite une vague de révélations dans le monde entier.

Pour Spotlight, McCarthy a su s’entourer de beau monde : Michael Keaon (Birdman, Jack Frost, Batman le défi), Rachel McAdams (Minuit à Paris, La rage au ventre, Sherlock Holmes), Mark Ruffalo (Avengers, Insaisisable, New York Melody), John Slattery (Ant-Man, Mad Men, Iron Man 2, L’agence) et Liev Schreiber (Le Majordome, X-Men Origins : Wolverine, Le Prodige). Un casting assez balèze pour un film qui se retrouve quand même nommé 3 fois aux Golden Globes et 6 fois aux Oscars (qui auront lieu le 28 février prochain).

Une vraie réussite

Spotlight est une réussite pour plusieurs raisons, la première étant son sujet en lui-même. Car réalisé un film sur un sujet aussi délicat sans tomber dans la facilité de faire passer l’Église catholique pour quelque chose de “mal” n’a pas du être une tache facile. Mais cela n’a pas découragé Tom McCarthy qui nous offre un film sincère, juste, bien rythmé et incroyablement bien joué. Tout comme dans Strictly Criminal (sorti fin 2015), ou la série The Wire, Spotlight dresse un portrait en double teinte pour la ville de Boston. Sous ses airs de ville conviviale, de grande famille, où chaque voisin souri à son prochain et où la bonne humeur semble régner, Boston est aussi une ville où le crime est extrêmement présent, où la lois du silence règne et ou apparemment, nombre d’enfants ont été victime d’abus sexuels de la part de prêtres de l’église.

Un casting 5 étoiles

Le second point fort de ce film vient de son casting 5 étoiles. Commençons avec un Michael Keaton déterminé, incarnant un personnage dur, investi corps et âme dans son travail et qui découvre le visage noir d’une ville dans laquelle il a grandi et qu’il a chéri pendant des années. Face à lui la belle Rachel McAdams qui interprète une journaliste rodée dans son travail, recherchant les victimes de l’église en essayant de garder son point de vue journalistique, mais qui va se prendre d’empathie pour les différents témoins croisés sur sa route. Et enfin l’incroyable Mark Ruffalo, un des meilleurs acteurs et personnages de ce film. Jouant un journaliste (Michael Rezendes) déterminé à faire éclater la vérité, cette enquête va devenir pour lui plus important que sa vie personnelle. L’acteur est bluffant dans son rôle et j’espère sincèrement qu’il remportera l’Oscar du meilleur second rôle, Oscar pour lequel il est nommé cette année, réponse le 28 février prochain.

En conclusion, Spotlight est un véritable chef d’œuvre avec son sujet maîtrisé, sa réalisation parfaite et son casting implacable, il risque bien de devenir l’un des grands films de cette année 2016. McCarthy nous offre un film beau et juste, avec des moments épiques au vu de la simplicité de leurs mises en scène. Deux heures de bon cinéma comme on en fait peu. À voir.

Bande Annonce Spotlight

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