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La DJ australienne Logic1000 encourage les femmes à se lancer derrière les platines

La DJ australienne Logic1000 encourage les femmes à se lancer derrière les platines

La DJ australienne Logic1000, de son vrai nom Samantha Poulter, s'associe à « More Girls Behind Decks » à l'occasion de la sortie de son nouvel album, « Confirmation ». Cette initiative, qui mêle rencontres, ateliers d'initiation et soirées, vise à permettre aux femmes de se lancer en tant que DJ.

Pour accompagner la sortie de son disque, l'artiste a choisi de mettre en lumière ce projet. Son parcours, celui d'une artiste qui a mis du temps à sortir son premier album et qui mène sa carrière en tant que mère d'une jeune enfant, lui donne, selon l'article, des choses à partager.

Pour la pochette de son deuxième album, Logic1000 a choisi une photo d'elle enfant, prise lors de sa communion, une façon de mesurer le chemin parcouru. « Le chemin a été long jusqu'ici, confie-t-elle. J'ai le sentiment que ma vie a pris tellement de tours imprévus. Mais, aujourd'hui, je me dis que tout va bien. J'adore ma vie, celle que je suis. » Sur le disque, elle a notamment invité Christine And The Queens.

Dans son engagement pour le projet, elle évoque la place des femmes dans la musique. « Il existe une misogynie bien ancrée. Je veux donner plus de temps à ce genre de projet. Déjà parce que j'ai 40 ans aujourd'hui et que j'adorerais transmettre ce que j'ai appris. Pas nécessairement sur la technique, mais surtout encourager les femmes à mener leur propre chemin. C'est possible d'être une femme forte sans subir le contrôle de quelqu'un d'autre. »

Une initiative lancée il y a deux ans

« More Girls Behind Decks », lancé il y a deux ans, est l'idée de Maylis Yamba, alias DJ Mayu Picchu. « La question de la légitimité, c'est ce qui revient le plus, assure-t-elle. Comment on finit par se sentir légitime de se lancer, comment finalement on ose. »

Si les grandes figures de la techno sont aujourd'hui des femmes, comme Charlotte De Witte, Anetha, Amelie Lens et bien d'autres, la situation était, au départ, différente. Selon le dernier rapport spécialisé FACTS, les femmes représentent autour de 30 % de la programmation des festivals de musiques électroniques.

Les critiques et les réseaux sociaux

Mayu Picchu souligne que les réseaux sociaux facilitent la présentation de ce que l'on souhaite faire, mais exposent aussi à la critique. « On vit quand même à l'ère des réseaux sociaux. C'est peut-être plus simple pour montrer ce qu'on veut faire, mais on est aussi exposé à une critique qui peut exister malheureusement, souligne Mayu Picchu. Chaque femme DJ s'est déjà exposée à ce commentaire : «On n'est pas assez technique, on n'a pas compris la pratique». »

Pour elle, le métier consiste avant tout à faire danser le public. « À la fin, notre métier, c'est de faire danser les gens. La transition, elle peut être la plus stylée possible si ça ne marche pas dans le cœur de quelqu'un qui est sur le dance floor, on dira que t'es un mauvais DJ. Donc la technique c'est bien, mais il n'y a pas que ça. »

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