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Laurent Nuñez : une plainte pour " complicité de violences aggravées " déposée devant la Cour de justice de la République

Laurent Nuñez : une plainte pour " complicité de violences aggravées " déposée devant la Cour de justice de la République

Une plainte a été déposée contre le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, pour "complicité de violences aggravées", après qu'un jeune de 17 ans a eu la main arrachée par une grenade lors de la mobilisation à Saint-Étienne (Loire). Une enquête de l'IGPN, co-saisie avec l'IGGN, a été ouverte.

  • Une plainte pour complicité de violences aggravées a été déposée contre Laurent Nuñez après la blessure grave d’un jeune lors d’une manifestation.
  • Le jeune de 17 ans a perdu sa main à cause d’une grenade, et l’avocat accuse le ministre d’avoir autorisé leur usage en connaissance des risques.
  • Deux plaintes sont déposées, une contre le ministre, l’autre contre le tireur pour violences volontaires.
  • Même temps, de nombreuses enquêtes sur ces incidents ont été ouvertes par l’IGPN et l’IGGN.

Les faits se sont déroulés samedi 17 octobre, vers 15 heures, alors que des affrontements opposaient manifestants et forces de l'ordre à Saint-Étienne. Âgé de 17 ans, le jeune homme se trouvait devant un centre commercial du centre-ville lorsqu'il a été grièvement blessé à la main. Selon son avocat, Yassine Bouzrou, il a été "amputé de sa main blessée" et "demeure hospitalisé".

La plainte visant le ministre a été déposée devant la Cour de justice de la République, seule juridiction habilitée à juger les ministres en exercice. Dans un communiqué, l'avocat du mineur affirme que "le risque de mutilation était avéré". Il ajoute : "Monsieur Nuñez n'ignorait pas ces risques". Selon lui, le ministre a "pourtant autorisé leur usage" de ces grenades, "en ayant parfaitement conscience que des jeunes participeraient à la manifestation du 17 octobre 2026".

Deux plaintes dans le dossier

Deux plaintes ont été déposées dans cette affaire, précise l'avocat. La première vise le ministre, tandis que la seconde est dirigée contre l'auteur du tir pour "violences volontaires ayant entraîné une mutilation, aggravées par deux circonstances : l'usage d'une arme et la qualité de personne dépositaire de l'autorité publique". Ces qualifications sont celles retenues par la victime, et aucune décision de justice n'a été rendue à ce stade.

Des enquêtes en nombre

L'enquête de l'IGPN, la "police des polices", a été menée en co-saisine avec l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN). Depuis le début du mouvement des lycéens, 36 enquêtes de l'IGPN ont été ouvertes, selon une source proche du dossier s'exprimant auprès de franceinfo. Ce chiffre a été confirmé par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui précisait que quatre d'entre elles concernaient "des blessures mutilantes".

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