Quatre enquêtes de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont été ouvertes après les violences survenues samedi 17 et dimanche 18 octobre dans plusieurs villes de France, en marge de la mobilisation contre la vie chère, selon une source proche du dossier interrogée par franceinfo, lundi 19 octobre. Ces enquêtes concernent notamment des faits survenus samedi à Saint-Etienne, Paris ou Mulhouse.
- L'IGPN a ouvert quatre enquêtes après des violences lors de manifestations en octobre.
- Des blessés graves ont été enregistrés, notamment une main arrachée et la perte d’un œil.
- Depuis le début du mouvement lycéen, 36 enquêtes ont été lancées pour des blessures, dont certaines mutilantes.
Des blessés dans trois villes
Parmi ces enquêtes, l'une est ouverte en co-saisine avec l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), après qu'un mineur a eu la main arrachée samedi par une grenade à Saint-Etienne (Loire). Une autre a été ouverte par l'IGPN après qu'une adolescente a été blessée samedi en marge de la journée de mobilisation à Mulhouse (Haut-Rhin) et a perdu un œil.
Une troisième enquête a été ouverte et l'IGPN saisie après la plainte d'un manifestant blessé au crâne lors de la manifestation de samedi à Paris. À ce stade, aucune précision n'est disponible sur la quatrième enquête.
Un bilan plus large depuis le début du mouvement lycéen
Depuis le début du mouvement des lycéens, 36 enquêtes de l'IGPN, qualifiée de « police des polices », ont été ouvertes, selon une source proche du dossier qui avait déjà communiqué ce chiffre à franceinfo. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a confirmé ce total, précisant que quatre de ces enquêtes concernaient « des blessures mutilantes ».
