Paul Barril, cofondateur du GIGN, l'unité d'élite de la gendarmerie nationale, est décédé mardi 20 octobre à l'âge de 80 ans, a appris l'AFP mercredi 21 octobre auprès de ce groupe d'intervention. Malade depuis de longues années, il avait confié à l'agence en 2014 être atteint de la maladie de Parkinson.
- Paul Barril, cofondateur du GIGN, est mort à 80 ans le 20 octobre.
- Il a contribué à la création du GIGN en 1974 et était son numéro deux.
- Il s'est reconverti dans la sécurité privée et a conseillé des chefs d'État, notamment au Rwanda.
- Il a été impliqué dans des affaires politiques et judiciaires liées aux écoutes illégales et au Rwanda.
Un parcours au sein de la gendarmerie
Né le 13 avril 1946 à Vinay (Isère), fils et petit-fils de gendarme, Paul Barril sort major de sa promotion de l'école des officiers de gendarmerie. Ceinture noire de karaté, parachutiste confirmé, nageur de combat, tireur d'élite, passionné d'armes et de gadgets antiterroristes, il participe en 1974 à la création du GIGN, sous la direction du chef d'escadron Christian Prouteau. Il en était le numéro deux.
Dans les années 1980, il se reconvertit dans la sécurité privée et la protection de personnalités. Il conseille différents chefs d'État, notamment en Afrique et, plus particulièrement, au Rwanda.
Des affaires et des mises en cause
Paul Barril avait été impliqué dans deux affaires de l'ère Mitterrand : celle des "Irlandais de Vincennes" et celle des écoutes illégales de l'Élysée. Il avait également été mis en cause après le génocide du Rwanda.
