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Le président s'attend à "une journée à risques" samedi et éloigne les manifestations des centres-villes

Le président s'attend à "une journée à risques" samedi et éloigne les manifestations des centres-villes

Emmanuel Macron s'est rendu, lundi 26 octobre, à Marseille (Bouches-du-Rhône), afin de constater le "retour de l'ordre républicain" après les violences et pillages qui ont émaillé la mobilisation citoyenne du 17 octobre. Interrogé sur les effectifs déployés ce jour-là, le chef de l'Etat a reconnu qu'"à Marseille comme ailleurs, il n'y avait pas assez de forces de l'ordre".

Une mairie marquée par les dégâts

Arrivé en fin de matinée, lors d'une visite qualifiée de surprise, le président a été accueilli dans la mairie située sur le Vieux-Port, qui porte encore les traces des incidents. Un "A" cerclé anarchiste a été tagué sur un mur, une vitre a été cassée et un buste de Marianne, renversé au sol, a été ébréché. Le 17 octobre, plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré brièvement dans le hall de l'hôtel de ville après avoir enfoncé la porte, en criant "C'est la Révolution, on prend la Bastille". D'autres ont cassé des vitres et lancé des fumigènes dans le commissariat de la police municipale, tandis que des magasins ont été vandalisés.

Interrogé sur les responsabilités du dispositif de sécurité, le chef de l'Etat a déclaré : "On n'avait pas anticipé ce qui allait se passer". Il a ensuite refusé de revenir sur la question : "On regarde devant et on avance. Vous pouvez avoir un goût pour le passé, j'ai un goût pour l'avenir."

Une demande d'indemnisation

Au lendemain des dégâts, le maire divers gauche Benoît Payan a réclamé, dans un message publié sur X, la création d'un "fonds d'indemnisation exceptionnel pour les commerçants marseillais". À la suite de la visite du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, il a estimé le montant des dégâts à 28 millions. Il avait alors assuré : "Je serai remboursé à l'euro près".

Emmanuel Macron, lui, a averti que "samedi prochain est encore une journée à risques". Il a indiqué que les manifestations déclarées continueraient à être organisées "en dehors des centres-villes pour que les manifestations se fassent dans le calme". Il a également affirmé que "samedi, des manifestations se sont tenues dans tout le pays et l'ordre a été tenu".

Des critiques et une tournée multipliée

Le chef de l'Etat avait été personnellement critiqué par les oppositions, mais aussi par plusieurs figures de son camp, pour la gestion du maintien de l'ordre le 17 octobre, ainsi que pour le maintien de sa tournée dans le Golfe. Depuis, il a multiplié les réunions sur le maintien de l'ordre, puis les déplacements, et a rencontré vendredi les syndicats lycéens. Il dit rester "humble et concentré" pour anticiper la suite du mouvement.

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