Snes-FSU : la secrétaire générale déplore que "le compte n'y est pas" après sa réunion avec Édouard Geffray

Snes-FSU : la secrétaire générale déplore que "le compte n'y est pas" après sa réunion avec Édouard Geffray

La mobilisation lycéenne doit se poursuivre, malgré les annonces du gouvernement. Le Snes-FSU maintient son appel à manifester le 5 novembre, tandis que le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, demande la reprise du travail. Le gouvernement a présenté un plan de mesures, dont une évolution de Parcoursup.

Mardi 27 octobre, après une réunion entre les syndicats et le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, a jugé que "le compte n'y est pas". Elle estime que les annonces pour les lycées et l'enseignement supérieur "ne suffisent pas" et appelle à "déblanqueriser" le lycée, en référence à l'ancien ministre Jean-Michel Blanquer. Géraldine Duriez, secrétaire nationale du Snes-FSU, affirme sur franceinfo qu'"il faut mieux rémunérer le personnel" plutôt que de créer "500 postes".

Un plan du gouvernement en réponse à la colère

Alors qu'il promettait des "réponses très concrètes", le gouvernement a annoncé plusieurs mesures. Parcoursup doit connaître une "évolution forte" dès 2027, avant son remplacement en 2028. Cinq cents postes doivent être créés dans les lycées, et 1 264 pour les BTS. Le nombre d'élèves par classe sera progressivement limité à 28 en seconde d'ici à la rentrée 2028. Quatre milliards d'euros sont par ailleurs promis pour rénover le bâti scolaire et universitaire. La Région Île-de-France, qui accueille plus de 800 000 étudiants, salue dans un communiqué "des avancées pour la jeunesse", notamment la création de 15 000 places dans l'enseignement supérieur, et assure qu'elle restera "attentive" à leur répartition.

Sur Parcoursup, Philippe Baptiste a précisé sur France 2 que la plateforme évoluera "profondément" dès janvier 2027, avec une interface "plus claire" et "plus simple", et une explication systématique des refus. Le ministre a toutefois écarté l'anonymisation des lycées d'origine, estimant nécessaire de tenir compte des différences de notation entre établissements. Un débat doit avoir lieu à 17 heures à l'Assemblée nationale sur l'avenir de la plateforme, selon une source ministérielle à France Télévisions.

Interrogé sur France 2, Philippe Baptiste a déclaré : "On a effectivement un droit à manifester, un droit à ne pas être d'accord (…) mais le droit au blocage n'existe pas (…) et je pense qu'il y a un droit à étudier". Il a ajouté : "Le travail doit reprendre lundi et les discussions avec les organisations syndicales, avec les organisations représentatives des étudiants et des lycéens" doivent "continuer".

Nouvelles journées de mobilisation

Jean-Michel Blanquer, à l'origine de la création de Parcoursup, juge sur franceinfo qu'il est "intéressant de mettre Parcoursup sur la table", tout en dénonçant "la démagogie" et la "lâcheté" d'une partie de la classe politique. Il continue de défendre la plateforme, qui a représenté, selon lui, "un progrès pour les universités", tout en reconnaissant qu'elle est désormais perfectible.

Une nouvelle journée d'action massive, à l'appel des gilets jaunes, est attendue le 31 octobre, quelques jours avant la journée nationale de grève et de manifestations du 5 novembre. De son côté, l'intersyndicale jeunesse a appelé à poursuivre le mouvement après sa rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, lundi.

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