Sept ans après l'explosion de gaz survenue le 12 janvier 2019 rue de Trévise, à Paris, le procès s'est ouvert mardi 20 octobre pour sept semaines. L'explosion avait fait quatre morts, dont deux pompiers, et de nombreux blessés. Les victimes attendent toujours des réponses.
- Le procès de l'explosion de 2019 s'ouvre après sept ans.
- Les victimes évoquent une scène ressemblant à une guerre, traumatismes persistants.
- Une fuite de gaz causée par un affaissement est à l'origine du drame, avec des responsabilités contestées.
- Les parties civiles souhaitent des excuses et la reconnaissance des fautes; la ville et le syndicat nient toutmanquement.
Un traumatisme toujours présent
Partie civile, Vanessa Duvivier se souvient de cette nuit-là. « On était tous dans nos lits et d'un seul coup un énorme bruit, de la fumée, des flammes et surtout l'ensemble de notre appartement se retrouve comme s'il avait été avalé au centre de l'appartement. Plus de fenêtres, plus de meubles, plus rien. Et une espèce de scène de guerre au réveil », raconte-t-elle.
Dans la rue, les premiers pompiers arrivent entre les débris et les flammes. Au milieu se trouvent de nombreuses victimes, habitants, touristes et travailleurs, tous désemparés.
Une fuite de gaz et des responsabilités contestées
À l'origine de l'accident, une fuite de gaz provoquée par une canalisation rompue, après un affaissement de terrain causé par un dégât des eaux. Selon l'enquête, la ville de Paris a commis « des fautes d'imprudence et de négligence ».
Les avocats de la ville n'ont pas souhaité s'exprimer mardi 20 octobre, mais nient tout manquement. Une posture que regrettent les parties civiles. « J'aimerais bien quand même une reconnaissance aussi qu'ils disent «nous sommes désolés que ce soit arrivé». Une sorte d'excuse, ça serait quand même très bien », espère Dominique Paris, présidente de l'association « Trévise ensemble ».
Le syndicat de copropriété est lui aussi poursuivi, pour avoir tardé à faire des travaux. Il nie également avoir commis des fautes.
