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Apologie du terrorisme : le parquet réclame deux ans d'inéligibilité et dix mois avec sursis contre l'eurodéputée

Apologie du terrorisme : le parquet réclame deux ans d'inéligibilité et dix mois avec sursis contre l'eurodéputée

Le parquet de Paris a requis, mardi 20 octobre, dix mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité contre l'eurodéputée La France insoumise Rima Hassan, jugée pour apologie du terrorisme. Il lui reproche d'avoir, dans un tweet, "banalisé" un massacre et "valorisé" l'auteur d'un attentat commis à Tel-Aviv en 1972.

  • Le parquet demande deux ans d'inéligibilité et dix mois de prison avec sursis contre Rima Hassan.
  • Elle est poursuivie pour avoir publié un tweet banalisant un attentat de 1972 à Tel-Aviv.
  • Le message supprimé contenait une photo et une citation du terroriste Kozo Okamoto.
  • Le parquet considère que le contenu constitue une apologie du terrorisme, mais la décision revient au tribunal.

Un tweet supprimé

Le message en cause, que l'élue a depuis supprimé, a été publié le 26 mars. Il comportait une photo du Japonais Kozo Okamoto, l'un des auteurs de l'attentat de l'aéroport de Lod, à Tel-Aviv, perpétré en 1972 au nom du Front populaire de libération de la Palestine (FLP). L'attaque avait tué 26 personnes. La publication était accompagnée d'une citation du terroriste : "J'ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu'il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit mais un devoir."

Devant le tribunal, le ministère public a estimé que "banaliser" un massacre et "valoriser l'auteur de l'attentat (...) constitue de l'apologie du terrorisme". Il considère que le délit est "flagrant".

La réponse de la défense et du parquet

Rima Hassan avait dénoncé, lundi, une "tentative d'intimidation" et une "mise sous silence d'une élue de l'opposition". Le parquet a rejeté cette lecture et affirme qu'"il n'est pas question d'une instrumentalisation du parquet (...) en raison de ses opinions politiques".

Les poursuites engagées contre l'eurodéputée portent donc sur ce seul tweet, dont le contenu est au cœur des débats. Les réquisitions du parquet ne constituent pas une décision de justice : l'affaire reste soumise à l'appréciation du tribunal.

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