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Bruno Retailleau accuse les élus LFI d'" avoir armé la violence avec leurs mots d'ordre "

Bruno Retailleau accuse les élus LFI d'" avoir armé la violence avec leurs mots d'ordre "

Le candidat Les Républicains à l'élection présidentielle, Bruno Retailleau, accuse La France insoumise d'avoir "armé la violence avec leurs mots d'ordre" après les scènes de chaos survenues en marge de la journée de mobilisation du 17 octobre. Interrogé dimanche 18 octobre sur France Inter et France 2, le président du parti LR a détaillé ses accusations et réclamé des mesures contre les auteurs de violences.

  • Bruno Retailleau accuse LFI d'avoir encouragé la violence avec ses mots d'ordre.
  • Il cite des propos insurrectionnels de responsables LFI pour appuyer ses accusations.
  • Il demande à Emmanuel Macron de changer son discours et de renforcer l'ordre public.
  • Il réclame des lois plus strictes, une révision constitutionnelle, et un renforcement du maintien de l'ordre.

Des propos cités à l'appui

Pour étayer sa position, Bruno Retailleau cite plusieurs publications sur le réseau X ainsi que des propos d'élus LFI tenus ces derniers mois. Il évoque notamment "Abattez la citadelle", écrit par Jean-Luc Mélenchon sur X, et la phrase "La violence, à un moment donné, peut être légitime", attribuée au maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko. Ce dernier avait toutefois nuancé ses propos : "Chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux."

Le candidat affirme que Jean-Luc Mélenchon a "manipulé le mouvement des lycéens, pas seulement pour quelques voix de plus, mais surtout pour faire une sorte de répétition générale du troisième tour de l'élection présidentielle". "On a exactement cette répétition générale sous nos yeux", ajoute-t-il.

Bruno Retailleau estime par ailleurs qu'"on en est à une République qui est en train de vaciller, à un État qui ne parvient plus à protéger les biens et les personnes". Il juge nécessaire qu'il y ait "un discours à changer", dénonce "ceux qui propagent la haine anti-flic" et demande qu'une "doctrine de maintien d'ordre" soit clarifiée, "avec une main qui doit être intraitable".

Un appel adressé à Emmanuel Macron

À quelques heures de l'allocution d'Emmanuel Macron, le président des Républicains a demandé au chef de l'État "de changer de discours" et "d'assumer l'ordre". "J'ai qu'un mot à lui dire : ça suffit, la chienlit", a-t-il déclaré sur France Inter.

Parmi les mesures qu'il réclame, Bruno Retailleau appelle à voter la loi anti-casseurs. Il plaide aussi pour une révision constitutionnelle qui permettrait, "par exemple, que la majorité pénale des mineurs soit à 15 ans", ainsi que pour la mise en place de peines minimales, afin que "ceux qui font cela" aient "la certitude que la sanction va tomber, que la prison sera au rendez-vous". "On a désarmé l'État. Il va falloir réarmer l'État", insiste-t-il.

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