Assemblée nationale : des députés de gauche et écologistes quittent l'hémicycle après l'hommage à la victime de l'attentat de Trappes

Assemblée nationale : des députés de gauche et écologistes quittent l'hémicycle après l'hommage à la victime de l'attentat de Trappes

Tensions à l'Assemblée nationale, mardi 27 octobre, après la minute de silence observée en hommage à Pengo Bossio Wangi, tué lors de l'attentat raciste survenu dans les Yvelines vendredi. Le président du groupe Rassemblement national, Sébastien Chenu, a mis en cause le journal Le Monde pendant la séance de questions au gouvernement, tandis que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a accusé la gauche de faire le jeu du RN.

La minute de silence, observée en préambule de la séance, a été suivie de prises de parole de plusieurs députés de tous bords dans l'hémicycle. Lorsque Sébastien Chenu a interpellé le gouvernement, il a été accueilli par les huées des autres élus. Plusieurs socialistes et écologistes ont alors quitté la salle.

Une attaque contre Le Monde

L'élu d'extrême droite a dénoncé un "concours de fake news (...) ouvert par le journal Le Monde et boosté par les responsables politiques de gauche et d'extrême gauche". Son parti a annoncé engager des poursuites contre le quotidien. Il l'accuse d'avoir propagé une information "mensongère", affirmant que des tracts du RN avaient été retrouvés dans la voiture de Kévin T., le suspect de l'attentat raciste de Trappes, dans le but, selon le RN, de "salir" le parti.

Le RN ne conteste pas seulement le contenu de cette information : il vise, selon ses propres termes, une manœuvre destinée à le discréditer. La source ne précise pas à ce stade la réponse du journal à ces accusations.

La réponse du Premier ministre

Après l'intervention de Sébastien Chenu, le Premier ministre a dénoncé une ambiance "particulièrement nauséabonde". Il a accusé la gauche de "recel politicien", estimant que la sortie de la salle des élus socialistes et écologistes relevait de ce recel. "Voir ce spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle, le recel politicien, marque une forme d'indignité, a-t-il déclaré. Croyant combattre le racisme, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite, du RN, vous devriez être présents dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté."

Les propos du chef du gouvernement s'adressaient aux élus ayant quitté la salle, dont il déplore le départ, et qu'il invite à revenir dans l'hémicycle.

Avatar

La rédaction a publié 215 articles sur Ze mag depuis 2026.