Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle, a promis, dimanche 25 octobre, de former, en cas de victoire en mai prochain, un gouvernement « d'union nationale » et « pluraliste ». Lors d'un meeting à Orléans, elle a justifié ce choix par « la situation d'un pays fracturé » et un « désir d'unité des Français ».
« Chaque citoyen, avec la diversité des parcours, des talents, des sensibilités, est appelé à participer au mouvement de renaissance française que je propose au pays », a-t-elle déclaré. Elle a confirmé la nomination de Jordan Bardella comme « chef de l'orchestre gouvernemental » si elle accède à l'Elysée, malgré les accusations d'écrits antisémites visant le président du RN.
Une « nation de paix »
La favorite des sondages a par ailleurs assuré vouloir faire de la France une « nation de paix » si elle arrivait au pouvoir en 2027. Le RN est fréquemment critiqué par ses adversaires, qui lui reprochent une forme de mansuétude envers la Russie de Vladimir Poutine.
« Aller vers la paix n'est pas, comme le prétendent les va-t-en-guerre de l'arrière qui peuplent les ministères et les plateaux de télévision, un acte de faiblesse, mais un acte de courage », a affirmé la candidate. Elle a promis à son auditoire de ne pas envoyer « nos jeunes mourir dans des aventures guerrières inconsidérées ou irresponsables. Et encore moins dans des guerres qui ne sont pas les nôtres ».
La « communauté nationale » dans la Constitution
La candidate a annoncé son intention d'inscrire dans la Constitution le « principe fondateur, inclusif et fraternel » de « communauté nationale ». « L'Etat que nous voulons ne sera pas RN mais ce sera une œuvre collective, une œuvre, certes patriote, mais pas partisane », a-t-elle assuré.
Elle a souligné sa volonté « de ne voir reconnaître qu'un seul peuple », grâce au « refus absolu du communautarisme ». « Il n'y a pour nous qu'une seule communauté, c'est la communauté nationale », a-t-elle insisté.
