Mercredi 21 Novembre 2018

Critique Dark Shadows

C’est le retour du grand sur les grands écrans: le petit dernier de Tim Burton, le maître du genre, est enfin disponible et en Imax qui plus est.

En plus de son expo à Paris qui cartonne et de son futur film en stop motion, « Frankenweenie », on peut dire que Burton sait appâter la plèbe à lui. Chef d’orchestre d’une nouvelle mode ou réalisateur exceptionnel, en tout cas Dark Shadows est un film qui à le mérite d’être inspiré (d’un livre et d’une série télévisée à vrai dire), mais la touche de Burton est indéniable et évidente, en plus d’être reconnaissable entre toutes.

Zoom sur un excellent film, à la fois drôle et effrayant…

Synopsis Dark Shadows

Barnabas Collins est le fils d’un couple de Liverpool, qui s’est installé dans le Maine pour y construire un port. Alors qu’il batifole avec une servante éperdument amoureuse de lui, il lui brise le cœur et rencontre l’amour de sa vie. Pour se venger, cette servante, Angélique Bouchard, qui est en réalité une sorcière, fait mourir les parents de Barnabas dans un terrible accident, et manipule son amour pour qu’elle se jette de la falaise. Arrivée à peine trop tard, Barnabas décide de sauter également, fou de désespoir.

Alors qu’il s’écrase sur les rochers, il se relève… et lève les yeux vers le ciel: la servante, Angélique, prononce une incantation: voilà Barnabas changé en vampire. Angélique décide alors de monter toute la ville contre Barnabas, et ils l’enferment dans un cercueil enchaîné, avant de l’enterrer, vivant et surtout immortel… 200 ans plus tard, dans un chantier, des ouvriers creusent et tombent sur le cercueil… Barnabas se retrouve donc en 1972, et doit s’accoutumer à la nouvelle vie des gens d’aujourd’hui, alors que lui-même est une créature d’un autre temps.

Et les surprises ne s’arrêtent pas la, puisque Angélique Bouchard est toujours vivante, et elle est toujours amoureuse de lui. C’est alors que les ennuis vont de plus belle pour Barnabas et ses descendants de la famille Collins…

Une réussite visuelle

Visuellement, on entre dans le monde de Burton: les images, les couleurs, en plus de ses acteurs fétiches à savoir Johnny Depp (qui est également producteur) et Helena Bonham Carter (qui est quand à elle sa femme). La signature est reconnaissable entre mille, et c’est un pur plaisir pour les fans inconditionnels de Burton. Les néophytes quand à eux ne se retrouveront pas lésés car ils auront un aperçu dans ce film de la qualité de l’univers très personnel de Tim Burton.

Pour ce qui est de la bande sonore, il est incroyablement plaisant de voir Barnabas Collins, jeune homme du 18è siècle, se promener dans une ville où tout lui est inconnu sur des musiques des années 70.

Pour le finish, on notera la présence de Alice Cooper, qui ajoute une touche de macabre à n’en pas douter tout à fait excellent, et même s’il est probablement « la femme la plus laide » qu’on ait jamais vu…

Un bon film

Ce film n’est pas exceptionnel ni incroyable, mais l’on doit avouer que c’est un très bon film. On ne décroche pas de l’histoire, on rit, on attend sans s’impatienter toutefois… Même s’il est probablement sage de préciser qu’en dépit du caractère très axé comique de la Bande-Annonce, ce film n’est pas nécessairement conseillé aux plus jeunes: en effet le sexe à une portée assez nette, mais surtout n’oublions pas que Barnabas est un vampire, et donc de quoi se nourrissent-ils ?

Je n’ai pas été choqué, cependant il faut que j’avoue une gêne évidente lorsque Barnabas s’avoue être un tueur sanguinaire, non pour autant dénué de scrupules il faut le préciser.

Avis Dark Shadows

En bref, un film à aller voir, allez-y pour découvrir Burton, pour faire découvrir Burton, et surtout régalez-vous, car on a peu souvent de bons classiques a portée de mains…

Bande annonce Dark Shadows

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