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Gouvernement : ce qui pourrait changer dès cette année selon ses propositions

Gouvernement : ce qui pourrait changer dès cette année selon ses propositions

Le gouvernement a annoncé le remplacement de la plateforme Parcoursup d'ici à 2028, huit ans après sa création. Cette plateforme d'orientation figurait parmi les cibles de la colère lycéenne, et plusieurs mesures entreront en vigueur dès cette année.

Parmi elles, en cas de refus d'admission, les formations devront désormais se justifier. Leurs critères de sélection devront également être plus transparents. Au lycée Paul Éluard de Créteil, où la mobilisation a débuté, ces nouvelles règles sont accueillies avec soulagement par des élèves de terminale.

Kamelia Chergui, élève en terminale, décrit sa situation : "Si je suis refusée, j'aurai vraiment les vraies raisons […], et pas juste un refus comme ça, sans explication, qui me ferait sincèrement pleurer, je pense. Donc moi vraiment, je suis moins stressée déjà." Bilal Najrissi, également en terminale, parle d'une "petite victoire" : "C'est déjà mieux, ça retire une part de stress, [...] il faut qu'on continue avec ce dialogue-là, qui doit perdurer."

Un comité chargé de dessiner le futur dispositif

Quel dispositif remplacera Parcoursup ? La question reste ouverte. Un comité réunissant lycéens, enseignants et ministres doit être créé pour en dessiner les contours, avec des conclusions prévues pour fin novembre. La nouvelle plateforme ne devrait toutefois être connue qu'en 2028.

Selon le ministère, le futur système sera plus simple, avec de nouvelles règles de contrôle continu et un outil d'orientation boosté à l'intelligence artificielle. Pour mettre fin aux inégalités pointées entre les établissements, la suppression de la mention du lycée d'origine est également à l'ordre du jour.

Des engagements attendus par les enseignants

Ces annonces manquent de clarté pour un syndicat d'enseignants. "On voit bien qu'il y a encore un peu de flou. Les choses sont en train de bouger sous la pression, mais il faudrait quand même des engagements beaucoup plus clairs sur 2027 et sur 2028", estime Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU.

Les députés doivent eux aussi débattre de l'avenir de Parcoursup, lors d'un débat sans vote.

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