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Lycéens et syndicats d'enseignants attendent des "mesures fortes" du gouvernement

Lycéens et syndicats d'enseignants attendent des "mesures fortes" du gouvernement

Le gouvernement doit présenter, lundi 26 octobre, une série d'annonces destinées à répondre à un mois de mobilisation des lycéens et des étudiants. Le ministre de l'Éducation nationale avait promis des "réponses très concrètes" sur les effectifs, Parcoursup et l'état des bâtiments scolaires. Les premiers concernés seront reçus en premier.

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, doit recevoir les organisations lycéennes à 14 h 30. Une heure plus tard, le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Geffray, doit s'entretenir en visioconférence avec les syndicats enseignants.

Les syndicats enseignants demandent l'annulation des suppressions de postes

Le gouvernement prévoit, pour l'instant, la suppression de 1 588 postes d'enseignants pour la prochaine rentrée scolaire. Sophie Venetitay, représentante du SNES-FSU, premier syndicat des collèges et des lycées, espère un revirement. Elle relève que le sujet est repris par quasiment tous les partis politiques, contraints de débattre du budget à l'Assemblée nationale, et qu'un consensus semble se dessiner. "Mais au regard de l'état des collèges et des lycées, on ne pourra pas se contenter d'annuler les suppressions d'emploi, il faudra véritablement créer des nouveaux emplois", estime-t-elle.

Le syndicat réclame aussi des revalorisations salariales, un plan de rénovation du bâti scolaire et une rupture avec les dernières réformes. Selon Sophie Venetitay, les difficultés liées au contrôle continu, au stress des élèves ou aux emplois du temps sont les conséquences des réformes conduites par Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Éducation nationale. "Il faut "déblanquériser" le lycée et en finir avec toutes ces réformes", affirme-t-elle.

Les lycéens veulent l'abrogation de Parcoursup

L'Union syndicale lycéenne souhaite, de son côté, mettre fin à Parcoursup, la plateforme d'admission dans l'enseignement supérieur. Le 23 octobre, Emmanuel Macron avait déjà promis aux lycéens une refonte de la plateforme et davantage de transparence. Mais cette réponse ne convainc pas le syndicat. "Nous, ce qu'on demande, ce n'est pas plus de transparence. Ce qu'on veut, c'est tout simplement ne plus être sélectionné. C'est pour ça qu'il faut une abrogation pure et simple de Parcoursup. Rien d'autre", plaide Marius Ménil, co-secrétaire général du syndicat, qui prévient : "on ne fera aucun compromis".

Pierre Sourzat, président de l'organisation "Les Lycéens !", a indiqué sur franceinfo, lundi matin, que son organisation continuerait à appeler à la mobilisation si les annonces ne sont pas à la hauteur. Il exige que les propositions soient traduites en texte réglementaire ou législatif et attend, dit-il, que le Premier ministre "nous présente un calendrier". Une mobilisation avait réuni des lycéens et des étudiants à Paris, le 24 octobre.

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