L'ajout d'un troisième médicament au traitement des cancers de la prostate métastasés permet de prolonger de deux ans la survie des patients, selon les résultats d'une étude présentée fin octobre au congrès de la Société européenne d'oncologie médicale (Esmo), à Madrid. Il s'agit d'un traitement complémentaire sous forme d'hormonothérapie de seconde génération.
Le cancer de la prostate se soigne efficacement lorsqu'il est diagnostiqué à un stade précoce. Lorsque des métastases sont déjà présentes au moment du diagnostic, le pronostic est beaucoup moins favorable, avec une survie qui ne dépasse généralement pas quatre ans.
Le professeur Karim Fizazi, oncologue médical à l'Institut Gustave Roussy et au Centre Oscar Lambret, a testé l'ajout d'une hormonothérapie de nouvelle génération au traitement habituel contre le cancer de la prostate. Avec ce nouveau traitement, « on rajoute deux ans de survie supplémentaire » aux patients.
« On gagne en durée de vie totale et surtout en durée de vie sans symptôme et sans que le cancer enquiquine les patients », salue l'oncologue. Le traitement constitue un « troisième médicament », ajouté aux traitements habituels.
Il est administré sous forme de comprimés, pris de manière continue, et présente l'avantage d'être bien toléré. « Il s'agit de comprimés qui ont la bonne idée d'être bien tolérés et c'est une très bonne nouvelle pour nos patients », se réjouit le professeur Karim Fizazi.
Une survie à long terme améliorée
Les résultats font apparaître une amélioration importante de la survie à long terme. Sept ans après leur diagnostic, la moitié des patients ayant bénéficié de cette association de trois médicaments étaient encore en vie, contre seulement un tiers des patients traités sans l'ajout de cette nouvelle hormonothérapie.
