Présidentielle : le gouvernement estime qu'il n'y a "pas de raison de changer" les dates après les violences du 17 octobre

Présidentielle : le gouvernement estime qu'il n'y a "pas de raison de changer" les dates après les violences du 17 octobre

Le gouvernement a exclu, mercredi 28 octobre, de modifier les dates de l'élection présidentielle, fixées aux 18 avril et 2 mai. Des représentants de droite et d'extrême droite avaient demandé ce changement, par crainte de débordements lors de la mobilisation du 1er-Mai, qui précède le second tour.

Un refus du gouvernement

Le second tour aura donc lieu au lendemain de la mobilisation du 1er-Mai, que certains redoutent de voir donner lieu à des débordements, à la suite des violences du 17 octobre. À l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a déclaré : "Il n'y a pas de raison de changer ces dates, sauf à poser un genou à terre face aux délinquants, aux casseurs, aux factieux qui ont semé la terreur ces derniers jours et ces dernières semaines dans le pays." Elle a ajouté : "L'Etat a démontré (…) le week-end dernier qu'il savait (…) avoir le dessus."

Les propositions de la droite et du RN

Après les saccages, pillages et dégradations du 17 octobre, la droite et le Rassemblement national ont de nouveau demandé au gouvernement de revenir sur le choix d'un second tour le 2 mai, au lendemain des défilés pour la Fête du Travail. Pour rester dans les clous constitutionnels, les dates du 11 et 25 avril sont également envisageables, avancent-ils, même si elles tombent lorsque deux zones sur trois sont en vacances de printemps.

Mercredi, Bruno Retailleau, qui y voyait déjà "une date de bordélisation", a répété craindre que le 1er-Mai 2027 "il se passe ce qui s'est passé le 17 octobre". Il a insisté sur un "problème de légalité", la règle voulant que "la campagne électorale s'arrête à minuit vendredi". Selon lui, "ça continuera avec le 1er-Mai, vous aurez des candidats de gauche qui s'afficheront".

Dimanche, Louis Aliot, maire RN de Perpignan, proche de la candidate Marine Le Pen, avait lui aussi protesté. "La neutralité et la sérénité qui doivent prévaloir avant le vote du dimanche seront nécessairement rompues", a-t-il affirmé.

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