in ,

Réformer Parcoursup, les lycées et augmenter le SMIC : quelles pistes pour calmer la colère des manifestants ?

Réformer Parcoursup, les lycées et augmenter le SMIC : quelles pistes pour calmer la colère des manifestants ?

Une nouvelle journée de mobilisation a eu lieu samedi 24 octobre partout en France, alors que le gouvernement cherche des réponses aux revendications des manifestants. Parmi les pistes à l’étude figure une hausse du SMIC, tandis que les lycéens réclament davantage de moyens pour étudier.

Une hausse du SMIC envisagée

Samedi matin, le ministre de l’Économie n’écarte pas une revalorisation de 15 euros net par mois dès le 1er novembre, soit deux mois plus tôt que prévu. Cette option semble satisfaire les manifestants. « Ça serait pas mal parce qu’on a des charges à payer, on a un loyer à payer. Quand on se donne à fond au boulot, on a envie d’être payé à la juste hauteur », confie une manifestante.

Une autre participante décrit sa situation : « Ça m’est déjà arrivé de manger quelque chose d’absolument léger, j’entends une soupe, aller me coucher le soir et me dire : “ce n’est pas grave, on attend le lendemain”. Je suis à 1 700 euros net, donc je gagne un peu mieux ma vie, soi-disant, que d’autres gens qui sont vraiment smicards », regrette-t-elle.

Carburants et réserves stratégiques

Le pouvoir d’achat est depuis quelques mois largement grignoté par le prix du carburant. La mesure consistant à puiser dans les réserves stratégiques de gazole pour faire baisser le prix du litre jusqu’à 18 centimes n’a pas convaincu tous les manifestants. « On se demande bien pourquoi faire ça, en sachant que les réserves stratégiques sont stratégiques. Est-ce que c’est stratégique de le faire maintenant ? », s’interroge l’un d’eux.

Dans les différents cortèges, de nombreux lycéens sont venus à nouveau faire entendre leur voix, réclamant notamment plus de moyens pour étudier. Vendredi soir, le Premier ministre a évoqué plusieurs points : davantage de professeurs, de meilleurs bâtiments et une révision de Parcoursup.

Léo, lycéen en première, décrit la situation : « On est trop nombreux par classe. Il n’y a pas assez d’argent dans l’Éducation nationale, ce qui fait qu’il n’y a pas de profs, pas de psychologues, pas d’infirmières. On n’en peut plus. […] Parcoursup, c’est n’importe quoi. Il faut que ce soit supprimé, pas réformé. »

La balle est désormais dans le camp de l’exécutif, qui doit recevoir en début de semaine les lycéens et les enseignants.

Avatar

La rédaction a publié 191 articles sur Ze mag depuis 2026.