Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes et candidate à la présidentielle, appelle le gouvernement à donner des réponses politiques aux revendications des manifestants du 17 octobre. Dimanche 18 octobre, sur France Inter et France 2, elle déplore qu'"il n'y a pas de gagnant de la journée de samedi, il n'y a que des perdants".
Selon le ministre de l'Intérieur, la journée de mobilisation a rassemblé 550 000 personnes, contre 800 000 selon les organisateurs. Dans plusieurs villes, elle a été émaillée de violents affrontements et de nombreux pillages.
Un "double échec"
"Personne ne peut tolérer ça", dénonce Marine Tondelier lors de son débat face au patron des Républicains, Bruno Retailleau, dans l'émission "Franc-jeu". Parmi les perdants, elle cite "les manifestants, dont les revendications n'ont pas été entendues", "les policiers qui ont été blessés", "les commerçants qui ont été vandalisés" et "les Français qui ont vu ces scènes à la télé et qui sont extrêmement choqués". "C'est un double échec, pour le maintien de l'ordre et pour les Français", insiste-t-elle.
Une doctrine de maintien de l'ordre remise en cause
La responsable écologiste remet en cause la doctrine de maintien de l'ordre, qui n'est pas utilisée à bon escient, selon elle. "Je trouve problématique que dans une République, dans notre démocratie, on ne puisse plus manifester de manière apaisée et que les manifestants pacifiques fassent l'objet de plus de répression", affirme-t-elle.
Elle précise que sa critique ne vise pas les forces de l'ordre. "Ce n'est pas un truc contre la police, c'est un truc contre les gouvernements et les décisions qu'ils prennent et la manière dont ils ont géré ce conflit social", déclare-t-elle. Elle appelle désormais à "des réponses politiques aux revendications".
