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Le Premier ministre affirme que " l'ultragauche " veut " organiser un désordre profond " pour remettre en cause le calendrier de la présidentielle

Le Premier ministre affirme que " l'ultragauche " veut " organiser un désordre profond " pour remettre en cause le calendrier de la présidentielle

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a affirmé lundi 19 octobre que la crise sociale et sécuritaire que traverse la France pourrait menacer la prochaine élection présidentielle. Il s'exprimait lors d'un point presse à l'issue d'une nouvelle cellule interministérielle de crise. Selon lui, un mouvement de l'ultragauche chercherait à organiser "un désordre profond dans le pays jusqu'à l'élection présidentielle".

  • Le Premier ministre accuse l'ultragauche de vouloir créer un chaos pour perturber la présidentielle.
  • Il indique que des services de renseignement lui ont confirmé ce projet de désordre.
  • Le gouvernement veut assurer la sécurité des candidats et des manifestations durant cette période sensible.
  • Emmanuel Macron critique ceux qui prônent la violence, valorisant le débat démocratique dans le respect des règles.

Le chef du gouvernement a déclaré que ce point lui avait été indiqué "clairement" par les services de renseignements, le matin même. "Il y a toute une nébuleuse qui peut s'activer pour remettre en cause le calendrier de l'élection présidentielle et la tenue de l'élection présidentielle", a-t-il ajouté.

La sécurité des candidats et des meetings

Ce constat conduit le gouvernement à s'interroger sur la manière de protéger le cadre démocratique. "Pas question que des minorités violentes imposent un agenda de violences et nous empêchent de tenir cette élection", a-t-il tranché. Il évoque également "la sécurité des candidats" et "la sécurité des meetings, quelle que soit les formations politiques".

Selon Sébastien Lecornu, "l'agenda démocratique va être percuté par cet agenda de désordre tel qu'il est imaginé par ces différents groupuscules".

La liberté de manifester

Les violences éventuelles soulèvent aussi, selon le Premier ministre, "des questions de liberté syndicale". "Il n'y a pas de schéma dans lequel désormais la liberté de manifester peut être à ce point abîmée par des mouvements de casseurs", a-t-il poursuivi. Un échange entre le gouvernement et les directions des syndicats est prévu.

Le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité d'examiner avec elles la sécurité des manifestations, car "on ne peut pas mettre en danger les salariés, les Françaises et les Français, et parfois des mineurs, qui ont manifesté". Il a tenu à rappeler que "beaucoup de gens ont manifesté dans le calme".

Lors d'une allocution, dimanche soir, Emmanuel Macron a affirmé que "tous ceux qui vous expliquent que l'urgence est d'aller dans la rue, de manifester, de créer le désordre, n'ont qu'un but : abîmer la République et voler le débat". Le chef de l'État a ajouté : "La France est une grande force démocratique. Elle mérite ces débats. Ils doivent se faire dans les réunions publiques, avec les partis, non pas dans la rue, par la violence."

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