L'homme suspecté d'être l'auteur de l'attentat raciste de Trappes a été transféré au tribunal judiciaire de Paris après la levée de sa garde à vue, en vue d'une possible mise en examen, a appris l'Agence Radio France auprès du parquet national antiterroriste (Pnat), jeudi 29 octobre. Il s'agit de Kevin T.
Une enquête a été ouverte pour « assassinat » et « tentatives d'assassinats », « en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée ». Le patron du Pnat doit s'exprimer devant la presse jeudi à 11 heures, au tribunal judiciaire de Paris.
Une polémique sur le climat politique
Interrogé sur la chaîne YouTube HugoDécrypte au sujet des responsables d'un climat parfois raciste ayant pu favoriser cet attentat, le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, a estimé qu'il y avait « des mouvements politiques qui ont laissé s'installer cela à l'extrême droite ». Il a cité le Rassemblement national (RN) et « ceux qui leur sont proches ».
Le président de la République a également évoqué « une forme de désinhibition des propos », « un racisme d'atmosphère » et « une désinhibition des violences ». Il appelle à un « sursaut » après l'attentat qu'il qualifie de « terroriste raciste » commis à Trappes.
Un rassemblement en hommage aux victimes
Près de 1000 personnes se sont rassemblées au pied de l'hôtel de ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), à l'appel de son maire, Bally Bagayoko (LFI), pour rendre hommage aux victimes de l'attentat raciste de Trappes et de La Verrière, dans les Yvelines.
Sept personnes ont été blessées et une personne a été tuée, un Français de 26 ans originaire de République démocratique du Congo (RDC), Pengo Bossio Wangi. S'exprimant lors de ce rassemblement, l'oncle de la victime a déclaré : « Nous ne pouvons pas laisser une minorité raciste nous monter les uns contre les autres ».
