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Catastrophe ferroviaire : les Espagnols réclament des comptes au lendemain du drame

Catastrophe ferroviaire : les Espagnols réclament des comptes au lendemain du drame

Deux trains à grande vitesse sont entrés en collision le 28 octobre 2026 sur la ligne entre Urda et Los Yebenes, dans la province de Tolède, en Espagne. C'est la deuxième catastrophe ferroviaire de ce type en moins d'un an, alors que l'accident d'Adamuz, qui a fait 46 morts sur la même ligne à grande vitesse, remonte à à peine neuf mois. Habitants et rescapés réclament désormais que les responsables soient identifiés.

Au lendemain du drame, l'émotion reste vive à Urda, à 150 km au sud de Madrid, où l'accident s'est produit. La tristesse pour les familles et les blessés, que de nombreux habitants ont accueillis et soutenus, se mêle à la colère. Les habitants et rescapés veulent des réponses.

Des proches qui exigent des comptes

Diego, 22 ans, a fait le déplacement depuis Tolède pour venir en aide aux rescapés. Tout en discutant avec les proches et en orientant les blessés, il pense déjà à la suite. « Il faut qu'ils rendent des comptes. Et s'ils ne le font pas, il faut l'exiger. Parce que si on n'exige pas des explications, ils n'en donneront pas. Donc il faut maintenir la pression », insiste-t-il.

Tanguy se trouvait dans le train Iryo, qui a été percuté par l'arrière. Lui aussi attend des réponses. « Je veux qu'il y ait un responsable parce que ce n'est pas du tout normal. Et c'est encore moins normal que cela se passe deux fois d'affilée ! Il faut que quelque chose change », affirme-t-il.

Une habitante d'Urda, Maria, estime pour sa part que « cet accident aurait pu être évité ». « Après l'accident d'Adamuz, ils auraient dû faire les inspections nécessaires. Il y a des vies humaines dans les wagons, pas du bétail. Les responsables doivent être punis », s'indigne-t-elle. Interrogée sur l'identité de ces responsables, elle reste évasive.

Un pouvoir politique interpellé

Alors que l'Espagne traverse une période électorale, le gouvernement de Pedro Sánchez est pointé du doigt par beaucoup d'habitants, selon les témoignages recueillis sur place. Le maire d'Urda, Manuel Galán, souhaite pour sa part respecter les trois jours de deuil national décrétés après la catastrophe. Mais le temps des explications viendra.

« Cette indignation, pour l'instant, est atténuée par la douleur, mais elle va augmenter lorsque le deuil sera passé. D'autant plus, si on ne trouve pas des solutions, des explications et les raisons de cette catastrophe pour éviter que cela ne se reproduise », prévient-il. Dans un pays où la confiance dans les infrastructures comme dans le pouvoir politique s'érode à chaque nouvelle catastrophe, la question des causes du drame est désormais au centre des attentes.

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