Une mutinerie a éclaté jeudi 29 octobre en fin d'après-midi au centre pénitentiaire de Grenoble-Varces, en Isère. Une trentaine de détenus ont refusé pendant plus de deux heures de regagner leurs cellules, et l'ERIS, unité d'élite chargée de rétablir l'ordre en milieu pénitentiaire, a dû intervenir.
Selon la préfecture de l'Isère, "la mutinerie" a été déclenchée vers 16h30 dans la cour de la prison, où se trouvaient les détenus. L'ERIS (Équipe régionale d'intervention et de sécurité) de Saint-Quentin-Fallavier a été dépêchée sur les lieux deux heures plus tard, vers 18h30.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux, filmées visiblement depuis une cellule, montrent une trentaine de détenus face aux forces d'intervention. Ils sont ensuite regroupés, mains en l'air, contre un mur de la prison.
Une intervention d'une trentaine de minutes
L'intervention de l'unité d'élite a duré une trentaine de minutes. "Les détenus ont regagné leurs cellules vers 19 heures", indique la préfecture de l'Isère. Les détenus auraient déclenché ce mouvement pour dénoncer leurs conditions d'incarcération.
Une prison déjà critiquée
Le centre pénitentiaire avait déjà été épinglé par la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL). Dans une recommandation d'urgence publiée le 2 juillet 2026, celle-ci faisait état de "conditions d'incarcération dégradantes" au sein de la prison iséroise.
Construite en 1972, la prison de Grenoble-Varces n'a subi que peu d'aménagements. Des travaux de rénovation sont toutefois prévus : ils devaient débuter cet automne pour s'achever dans quatre ans. Le ministère de la Justice a débloqué 140 millions d'euros pour réhabiliter les établissements pénitentiaires les plus vétustes du pays, parmi lesquels figure celui de Grenoble-Varces.
