Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a appelé jeudi 29 octobre à arrêter les chefs des partis arabes, visés par des accusations de soutien étranger après leur score historique aux élections législatives. Les deux principales formations politiques arabes israéliennes sont en passe de remporter un nombre de sièges inédit dans leur histoire.
Des accusations de financement qatari
"Le Shin Bet doit arrêter dès ce matin les chefs des partis arabes soupçonnés d'avoir reçu de l'argent du Qatar", a déclaré Itamar Ben Gvir sur X. Des médias israéliens ont rapporté jeudi que les autorités électorales ont demandé au Shin Bet d'ouvrir une enquête sur ces allégations. Aucune preuve n'a toutefois été présentée publiquement à ce stade.
La veille, mercredi, le Likoud, parti du Premier ministre sortant Benyamin Nétanyahou, a accusé les partis arabes d'avoir "volé les élections". Les deux formations concernées, Raam, dont le nom est l'acronyme de "Liste arabe unie" en hébreu, et la Liste unifiée, ont bénéficié d'une forte mobilisation électorale de la minorité arabe, qui est, selon l'article, victime de très fortes discriminations.
Une opposition face à la question des alliances
Mercredi, Yaïr Golan, chef de la gauche israélienne, a appelé sur X l'opposition à Benyamin Nétanyahou à s'allier avec les partis arabes pour former un gouvernement et évincer le Premier ministre du pouvoir. "Nous avons une responsabilité. Et nous avons l'opportunité de former un gouvernement de changement en partenariat avec les citoyens arabes d'Israël", a-t-il écrit.
Le chef de file centriste de l'opposition, Gadi Eisenkot, avait juré pendant la campagne qu'il n'envisagerait pas cette option. À ce stade, il n'a pas réagi aux propositions des deux formations arabes.
