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TotalEnergies affiche un bénéfice net record au 3e trimestre, dopé par la flambée des hydrocarbures

TotalEnergies affiche un bénéfice net record au 3e trimestre, dopé par la flambée des hydrocarbures

TotalEnergies a annoncé jeudi 29 octobre un bénéfice net de 8,3 milliards de dollars au troisième trimestre, plus que doublé sur un an. Le groupe pétrogazier profite de la tension mondiale sur le gazole et de la forte hausse du prix du gaz, tandis que le gouvernement lui demande d'être "exemplaire".

Dans un communiqué publié jeudi matin, le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, attribue ces résultats à "un environnement de prix élevés, marqué par des marges de raffinage à des niveaux historiques et un marché du gaz haussier". Il affirme que TotalEnergies "tire une nouvelle fois pleinement parti de son modèle intégré et de sa diversification géographique".

Le bénéfice du troisième trimestre dépasse nettement les 3,7 milliards de dollars enregistrés un an plus tôt, soit une hausse d'environ 125 %. Il est également supérieur aux résultats des deux premiers trimestres de 2026, qui s'élevaient à 5,8 et 5,4 milliards de dollars. Ces chiffres avaient déjà relancé les appels d'associations et de partis politiques à la taxation des "superprofits".

Le diesel au cœur des marges

La forte tension sur le marché du diesel, provoquée par les frappes sur les installations énergétiques et les raffineries en Ukraine, en Russie et au Moyen-Orient, a fait grimper les prix de ce carburant au troisième trimestre. Les marges de raffinage, qui reflètent l'écart de prix entre le pétrole brut et le produit raffiné, en ont été nettement affectées.

À la pompe, le litre de gazole a dépassé 2,35 euros ces derniers mois, ce qui alimente en partie la crise sociale en France. De son côté, TotalEnergies plafonne le litre de gazole à 2,25 euros dans ses stations-services, un choix qui lui permet de gagner des parts de marché.

Sur le gaz naturel liquéfié (GNL), le résultat opérationnel net ajusté a plus que doublé sur un an, pour atteindre 1,9 milliard. Le groupe l'explique par la hausse des prix de vente du GNL et par la "surperformance des activités de négoce". Mercredi, le gaz européen a dépassé 100 euros le mégawattheure pour la première fois depuis quatre ans.

La demande du gouvernement

Sur BFMTV/RMC, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre de l'Énergie, a demandé jeudi à TotalEnergies d'être "exemplaire" et de "répercuter à la baisse l'avantage" de la libération du stock stratégique de gazole. Elle a déclaré : "On a de la chance d'avoir un grand major pétrolier dans une crise telle que celle que l'on traverse, et notamment pour pallier à des risques d'approvisionnement."

La ministre a ensuite précisé sa demande : "On demande à Total de répercuter, encore une fois, à la baisse, l'avantage de la libération des barils, de poursuivre son plafonnement autant que nécessaire, tant que cette crise perdure." Ces propos ont été tenus alors que le groupe pétrogazier venait d'annoncer son bénéfice net record au troisième trimestre.

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