Législatives en Israël : Benyamin Nétanyahou évoque de "graves soupçons" d'ingérences étrangères

Législatives en Israël : Benyamin Nétanyahou évoque de "graves soupçons" d'ingérences étrangères

Benyamin Nétanyahou, Premier ministre sortant, a affirmé mercredi 4 novembre qu'il existait de "graves soupçons" selon lesquels des États étrangers auraient engagé des "sommes considérables" pour influencer les résultats des législatives israéliennes du 27 octobre. Sans apporter de preuves, il reprend ainsi à son compte des allégations d'ingérences que son camp se contentait jusque-là de relayer sur les réseaux sociaux.

Il s'est exprimé en qualité de chef du gouvernement, devant un drapeau israélien et un logo "bureau de Premier ministre". Il n'a pas évoqué l'impact que ces ingérences auraient eu sur l'issue du scrutin. C'est la première fois que le chef du gouvernement israélien fait siennes ces allégations.

Ces déclarations interviennent alors que le président, Isaac Herzog, a entamé des consultations pour former le prochain gouvernement, et que les autorités électorales ont validé le résultat du scrutin. L'opposition accuse le chef du gouvernement sortant de mettre ainsi en doute les résultats, dans une tentative de s'accrocher au pouvoir.

Une commission électorale qui ne relève aucune irrégularité

Le président de la Commission électorale, le juge Noam Sohlberg, a dénoncé mercredi le "danger réel" que créent ceux qui cherchent à "mettre en doute les résultats des élections". La Commission avait annoncé avoir procédé à des vérifications poussées, qui n'ont révélé "aucune irrégularité" ni preuve indiquant que l'intégrité des élections a été compromise ou que les résultats ont été altérés.

Une majorité introuvable à la Knesset

Les élections n'ont dégagé de majorité ni pour le camp de Benyamin Nétanyahou, qui a récolté 53 sièges, ni pour le bloc principal de l'opposition, mené par le centriste Gadi Eisenkot, qui en compte 48. Il faut un minimum de 61 députés pour contrôler la Knesset, le Parlement israélien.

Tout pourrait dépendre de la décision des partis arabes israéliens, dont les 19 sièges permettraient à Gadi Eisenkot d'obtenir une majorité confortable. Son bloc s'est jusque-là refusé à toute alliance formelle, dans une société traumatisée par l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023.

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